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Le vice-président irakien condamné à mort

Alors qu'une nouvelle vague d'attentats secoue le pays, faisant plus de 50 morts et de nombreux blessés, la justice irakienne a condamné dimanche à mort par contumace le vice-président irakien Tarek al-Hachémi.

La justice irakienne condamne à mort le vice-président du pays, en fuite en Turquie

La justice irakienne condamne à mort le vice-président du pays, en fuite en Turquie

La Haute Cour criminelle irakienne a également condamné à la mort par pendaison Ahmed Qahtan, secrétaire particulier et gendre de M. Hachémi. Les deux hommes étaient accusés d'avoir fomenté l'assassinat de quelque 150 responsables irakiens, dont celui de six juges, et du directeur général du ministère de la Sécurité nationale, des accusations que Tarek al-Hachémi conteste. Dimanche 9 septembre, le tribunal a estimé que leur responsabilité dans les meurtres d'une avocate et du général Talib Belassim a été établie.

Devenu vice-président en avril 2006, Tarek al-Hachémi était le chef de file du Parti islamique d'Irak, soupçonné d'entretenir des liens avec les insurgés sunnites. Il a ensuite fondé le Tajdid, le Parti du renouveau, membre du bloc laïque Iraqiya, dominé par les sunnites. Victorieux des élections de 2010, Iraqiya a toutefois été éclipsé par le Premier ministre chiite Nouri al-Maliki, reconduit dans ses fonctions.

Réélu à la vice-présidence en 2010, Tarek al-Hachémi a été accusé en décembre 2011 de diriger des escadrons de la mort. D'abord réfugié dans la province autonome du Kurdistan irakien, dont les autorités avaient refusé de le livrer à Bagdad, M. Hachémi est passé en Turquie en avril 2012. Là aussi, les autorités refusent de l'extrader, malgré un mandat d'arrêt international pour "financement d'attaques terroristes" dans son pays.

Nouri al-Maliki veut-il éliminer les sunnites du paysage politique irakien ?

Nouri al-Maliki veut-il éliminer les sunnites du paysage politique irakien ?

Le procès de Tarek al-Hachémi s'est ouvert en l'absence de l'inculpé le 15 mai dernier à Bagdad. L'accusé conteste depuis le début les charges portées contre lui et accuse son ennemi politique, le Premier ministre Nouri al-Maliki, de chercher à écarter du pouvoir les sunnites et les Kurdes.

Rappelons qu'après la chute du sunnite Saddam Hussein et l'émergence d'un pouvoir aux mains de la majorité chiite, de nombreux sunnites irakiens se sont plaints d'être à leur tour marginalisés. Ils reprochent entre autres à Nouri al-Maliki de ne pas respecter les accords de partage du pouvoir avec les autres communautés.

L'affaire Hachemi, qui a éclaté peu après le départ des derniers militaires américains, menace de nouveau l'équilibre ethnique et religieux du gouvernement irakien. Elle fait redouter un basculement du pays dans des violences interconfessionnelles similaires à celles qui ont ensanglanté le pays en 2006-2007. Le pouvoir irakien rejette les accusations portées contre lui et parle d'une affaire strictement judiciaire.

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