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Afrique

Le tribunal spécial en place pour juger Habré

Après bien des péripéties, la juridiction créée pour juger l'ex-président tchadien a démarré ses activités à Dakar. C'est la dernière étape avant l'ouverture d'un procès très attendu, mais dont la date n'est pas fixée.

L'ancien président tchadien va être jugé au Sénégal, mais quand?

L'ancien président tchadien va être jugé au Sénégal, mais quand?

Réfugié au Sénégal depuis sa chute en 1990, Hissène Habré est accusé de crimes contre l'humanité, crimes de guerre et torture commis entre 1982 et 1990. Le sort de l'ancien dictateur tchadien a été sujet à controverses pendant des années : d'un côté la Belgique réclamait son extradition, de l'autre le Sénégal clamait qu'il pouvait le juger lui-même, sans marquer beaucoup d'empressement à lancer la procédure. En 2006 déjà, l'Union Africaine avait mandaté le pays pour faire passer le Tchadien devant la justice, sans résultat concret. Selon une commission d'enquête tchadienne, le régime d'Hissène Habré a fait plus de 40.000 morts parmi les opposants politiques et parmi certains groupes ethniques.

Tournant en 2012

A son arrivée à la tête du pays en avril 2012, le président Macky Sall a refusé d'extrader Hissène Habré en Belgique, mais a voulu marquer un tournant avec l'ère de son prédécesseur Abdoulaye Wade et s'est engagé à organiser un procès au Sénégal. En août dernier, Dakar et l'Union africaine ont signé un accord pour créer des chambres spéciales au sein de la justice sénégalaise dans le but de juger l'ancien dictateur. L'Assemblée nationale a ensuite ratifié cet accord mi-décembre, donnant ainsi le feu vert à la mise en place du tribunal spécial.

Bien que le tribunal ait commencé ses activités vendredi, la date de l'ouverture du procès d'Hissène Habré n'a pas encore été fixée. Le procès ne commencera qu'après une instruction qui va durer de 11 à 16 mois. Le tribunal spécial est formé de quatre chambres spéciales: deux pour l'instruction et l'accusation, une Cour d'assises et une Cour d'appel, formées de juges africains, dont des Sénégalais. Maître Brahima Koné, président de l'Union Interafricaine des Droits de l'Homme, apprécie l'initiative. Il a été joint par Carole Assignon.

Écouter l'audio 01:40

« C'est une bonne chose qu'une juridiction africaine juge un Africain »

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