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Afrique

Le travail des enfants dénoncé au Ghana

Vendredi 12 juin, c'est la journée internationale contre le travail des enfants. Or, justement, un rapport de Human Rights Watch dénonce le recours fréquent au travail des enfants dans des mines d'or ghanéennes.

L'un des pays pointés récemment du doigt en matière de travail des enfants, c'est le Ghana. Un rapport de l'ONG Human Rights Watch dénonce le recours fréquent, dans le secteur des mines, d'enfants obligés de travailler comme orpailleurs dans des conditions déplorables.

82 pages qui font frissonner

Les quatre-vingt-deux pages de récits qui constituent le rapport de HRW font froid dans le dos. Le rapport de Human Rights Watch expose les conditions dans lesquelles vivent et travaillent, au quotidien, des enfants ghanéens, utilisés comme main d'œuvre dans des mines d'or illégales. Un environnement qui peut être d'autant plus dangereux pour ces enfants en âge d'aller à l'école qu'ils sont exposés à des substances hautement toxiques, comme le mercure.

Julianne Kippenberg a participé à l'élaboration du rapport.

« Il y a deux ans, on a vu le cas d'un garçon orphelin qui travaillait dans ce type de mines. Il vivait chez sa tante et allait travailler très tôt le matin. Un jour, les parois se sont effondrées et l'ont enseveli. Il a été pratiquement enterré vivant. Ces enfants mettent leur santé et leur développement en danger. Sans compter les effets néfastes sur leur scolarité. »

Un Etat attentiste

L'ONG a visité 10 sites d'orpaillage artisanal et interrogé 44 enfants travaillant dans des mines d'or des régions Ashanti, de l'ouest et du centre du pays. Elle dénonce l'attentisme des autorités ghanéennes qui ne protègent pas assez ces enfants. La société civile elle aussi reproche son manque d'action au gouvernement.

Louis Acheampong, de la Fondation pour le soutien social, à Obuasi, craint une catastrophe :

« Ce n'est que le sommet de l'iceberg. Il faut continuer les enquêtes dans ce secteur d'activité pour que cela implique réellement ces enfants, d'un point de vue économique, social, mais aussi sur leur santé et tout le reste. »

Le gouvernement reconnaît certains manquements mais affirme qu'il faut des fonds pour remédier au problème des mines clandestines et au travail des enfants. Cyprian Larya, du ministère des mines :

« C'est un défi. Ça va changer, mais il nous faut des moyens, le gouvernement fait ce qu'il peut avec les moyens dont il dispose. »

Des sanctions sont pourtant prévues

Quant à la Commission des minerais du Ghana, elle affirme déployer de nombreux efforts pour évaluer la situation, notamment dans le contrôle des licences délivrées aux exploitants. D'ailleurs elle rappelle que des sanctions sont prévues pour les contrevenants à la loi.

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