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Afrique

Le Togo sous haute tension

Au Togo, après une journée marquée de violentes manifestations mercredi, l’opposition appelle de nouveau ses partisans dans les rues ce jeudi à Lomé et en provinces.

La coalition de l'opposition déplore l’usage exessif de la violence exercée sur ses partisans par des individus armés habillés en tenue civiles jugés proches du pouvoir.

Dans la capitale Lomé, le gouvernement dénombrait, mercredi, en fin de journée "un mort et plusieurs blessés par balle", ainsi qu'une soixantaine de personnes interpellées. A Sokodé, dans le Nord du pays, des violences meurtrières avaient déjà éclaté la veille, trois personnes ont été tuées par balle, a déclaré à la presse le ministre de la Sécurité, le colonel Yark Damehame.

Joint par la Deutsche Welle, Eric Dupuy, porte parole de la Coalition de l’opposition et chargé de communication de l’Alliance nationale pour le changement, le premier parti de l’oppostion togolaise a vigoureusement condamné les violences policières.

 

Togo Protest gegen die Regierung (picture alliance/dpa/AA/A. Logo)

Des jeunes de l'oppositions sont traqués par la police

Mardi déjà, Sokodé, fief du Parti National Panafricain (PNP, opposition) s'était embrasé après l'arrestation d'un imam proche du PNP. Les violences avaient fait quatre morts - deux adolescents et deux soldats lynchés par la foule. La coalition de l'opposition, qui avait appelé les Togolais à manifester, a dénombré "deux morts dont un élève de 11 ans" et "au moins 20 blessés graves" dans la seule ville de Lomé. 

Médiation régionale

La semaine dernière, la Cédéao, l'Union africaine et le Bureau régional des Nations unies avaient estimé que le projet de loi constitutionnel proposé par le gouvernement était "une étape importante pour mettre le Togo en conformité avec les normes démocratiques".

L'opposition reste ferme sur ses revendications

L'opposition rejette ces appels au compromis et a également annoncé son refus de rencontrer la délégation de l'Organisation internationale de la francophonie (OIF) qui devait arriver mardi au Togo pour trois jours. Dépuis le début de la crise, des centaines de personnes se sont réfugiées au Ghana, dénonçant des arrestations arbitraires et des violences de la part des forces de sécurité, ce que le régime dément. 

 

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