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Le TNP est-il toujours un outil adapté ?

Le traité de non-prolifération nucléaire, né pendant la guerre froide, peut-il répondre aux défis actuels ? Et où en est-on de la réduction des arsenaux ? Gros plan sur un traité qui vise à un monde sans arme atomique.

Un lance-missile russe, sur la place Rouge en mai 2010

Un lance-missile russe, sur la place Rouge en mai 2010

Le traité de non-prolifération nucléaire a plus de 40 ans. Signé en 1968, il est entré en vigueur en 1970, en pleine guerre froide. La "dissuasion nucléaire" est alors, plus que jamais, d'actualité et les deux grandes puissances, États-Unis et Union soviétique, craignent que la prolifération ne vienne remettre en cause cet équilibre très précaire.

Pour limiter la propagation de cette technologie meurtrière, on invente le TNP, qui prévoit que les pays signataires non dotés de l'arme atomique s'engagent à ne pas chercher à l'obtenir. Les puissances nucléaires doivent quant à elles réduire leurs arsenaux avec l'objectif ultime de zéro arme nucléaire sur la planète. Alors aujourd'hui, est-ce que les États-Unis et la Russie continuent de réduire leurs stocks ? La réponse de Tim Caughley, de l'Institut des Nations unies pour la recherche sur le désarmement (Unidir), à Genève :

« Oui, ils le font, ils réduisent leur arsenal, conformément à un accord bilatéral qu'ils ont conclu il y a environ 18 mois, avec l'objectif de réduire leurs niveaux d'armement à juste un peu plus de 1.000 armes de chaque côté. »

Le nucléaire civil reste réservé aux pays riches

La Corée du Nord continue-t-elle à développer son arsenal nucléaire ?

La Corée du Nord continue-t-elle à développer son arsenal nucléaire ?

Le traité de non-prolifération nucléaire est l'un des traités comptant le plus de pays signataires au monde. Seuls quatre États refusent encore aujourd'hui d'en faire partie : il s'agit de la Corée du Nord, de l'Inde, d'Israël et du Pakistan. Tous sont suspectés de posséder l'arme nucléaire ou d'avoir la technologie nécessaire pour en construire une rapidement.

Les cinq puissances nucléaires signataires du TNP (Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni et Russie) possèdent encore environ 20.000 armes nucléaires, contre 70.000 pendant la guerre froide.

Le traité prévoit également que la technologie nucléaire civile puisse bénéficier à tous les pays signataires. Ceux qui en ont la maîtrise doivent fournir assistance aux autres. Cet aspect du traité est-il réellement mis en œuvre ?

« Eh bien je pense que ça a été le cas, dans une certaine mesure, dans les premières années du traité, estime Tim Caughley, quand certains pays ont montré leur volonté de développer le nucléaire pour la production d'énergie, mais beaucoup de pays n'ont simplement pas la capacité financière pour investir dans le type d'infrastructures nécessaires pour utiliser l'énergie nucléaire de manière pacifique. »

Infografik Wer hat die Bombe FRA französisch

La carte du monde des arsenaux nucléaires

Rendez-vous en 2015

Alors, le TNP et son pendant l'Agence internationale de l'énergie atomique sont-ils encore des outils adaptés pour faire face aux défis actuels et notamment aux difficiles négociations autour du programme nucléaire iranien ? Tout dépend de l'engagement des pays membres, à en croire Tim Caughley :

« Je crois que le test va être dans les trois prochaines années, avec la perspective de la révision du traité, en 2015. Les différentes parties se sont fixé un nombre assez important de mesures pour renforcer le traité et si ces mesures sont mises en œuvre de manière disciplinée, alors je pense qu'on pourra voir clairement si le traité a un avenir ou si les pays signataires ne font que parler, mais ne mettent rien en pratique. »

Une réunion de préparation en vue de la révision de 2015 débute à la fin du mois à Vienne, en Autriche, pour deux semaines. Elle permettra de voir où en sont les pays signataires dans leurs engagements.

Vous pouvez découvrir ci-dessous la version audio de ce sujet.

Auteur : Sébastien Martineau
Édition : Marie-Ange Pioerron

Écouter l'audio 02:48

Oui, les États-Unis et la Russie continuent à réduire leurs arsenaux, constate Tim Caughley

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