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Vu d'Allemagne

Le test...

Si la presse allemande traite aujourd'hui encore de la décision de Benoît XVI de quitter son ministère à la fin février, les commentateurs reviennent surtout sur l'essai nucléaire réalisé hier par la Corée du Nord.

La Corée du Nord veut entrer dans le club fermé des puissances nucléaires

La Corée du Nord veut entrer dans le club fermé des puissances nucléaires

Ce n'était pas un hasard si Pyongyang a réalisé son troisième essai nucléaire quelques heures avant le discours de Barack Obama sur l'état de la nation, estime la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Le père de l'actuel dictateur nord-coréen savait déjà manier l'art « d'envoyer au monde des messages détonnants ». Avec succès d'ailleurs, puisque personne ne peut se permettre d'ignorer la Corée du Nord. Pourquoi changer une stratégie qui gagne ?

Kim Jong-Un

Kim Jong-Un, le nouveau dictateur nord-coréen suit la même politique que son père

Pour die Welt, Barack Obama se trouve ici à la croisée des chemins. Il y a 40 ans, les États-Unis ont réussi à obliger la Corée du Sud, Taïwan et le Brésil à renoncer à leurs programmes nucléaires. Pour la Corée du Nord, cette politique a échoué. Le traité de non-prolifération nucléaire vacille, les sanctions restent inefficaces et l'Iran pourrait être le prochain pays à tester la bombe atomique. Partir maintenant en guerre contre Pyongyang signifie aussi, le cas échéant, en faire autant à l'égard de Téhéran. Le problème est que le savoir-faire nucléaire ne se laisse neutraliser ni par les bombes, ni par la faim.

La Corée du Nord ne survit que grâce aux livraisons de pétrole et à l'aide apportée par son voisin chinois, explique die tageszeitung. Cela fait longtemps que Pékin, qui souffrirait fortement de l'effondrement de l'économie nord-coréenne, s'oppose aux sanctions prononcées contre la dernière dictature communiste de la planète. En début d'année pourtant, le Conseil de Sécurité a renforcé à l'unanimité les sanctions contre la Corée du Nord en réaction à l'essai nucléaire de décembre dernier. Cette fois-ci, la Chine a voté pour, au grand dam de Pyongyang.

Hu Jintao Kim Yong Il Beziehungen China Nordkorea 2012

Même l'allié chinois commence à prendre ses distances

Les réactions à cet essai nucléaire ne surprennent pas, analyse la Süddeutsche Zeitung. Tous les États de la terre manifestent leur rejet, y compris les alliés chinois. Sur le fond, elles sont similaires à celles qui ont suivi le deuxième test. Il est vrai que ces tests ne modifient en rien le statu quo dans la région ni l'équilibre géostratégique vis-à-vis de Washington. Même si les techniciens nord-coréens ont réussi à réduire la taille de leur bombe tout en lui conservant la même puissance de déflagration - condition obligatoire à la construction de missiles nucléaire - la Corée du Nord est encore très loin de devenir une menace nucléaire pour les États-Unis, conclut le quotidien de Munich.

Auteur : Christophe Lascombes
Édition : Katia Bitsch

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