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Vu d'Allemagne

Le système Poutine remis en question par la jeunesse

Les manifestations de plusieurs milliers de personnes dont de nombreux jeunes contre la corruption le week-end dernier révèlent le malaise d'une partie de la jeunesse un peu partout en Russie.

 

"Pour les élites politiques dans les sphères de Vladimir Poutine, des jeunes qui descendent dans la rue pour protester contre le président, ont quelque chose d’absurde", relève la Frankfurter Rundschau…Les médias d’Etat ignorent délibérément  les mouvements de protestation partout dans le pays, les minimisent ou bien les bafouent. Pour l’opinion publique, l’opposition démocratique n’est présentée que comme un petit groupe de "traîtres à la patrie ", isolé, sans perspectives et payé par l’Occident. Mais qu’à l’évidence, de plus en plus d’élèves et d’étudiants se joignent aux manifestations, révèle que la propagande ne fonctionne plus vraiment", conclut le journal de Francfort.

Russland Aufmarsch Oppositionskundgebung in Moskau (DW/E. Samedowa )

A Moscou, de nombreux jeunes sont descendus dans la rue pour protester contre la corruption en Russie.

"Ces protestations sont très dangereuses pour Poutine car elles le démasquent", souligne le quotidien Rheinische Post de Düsseldorf. "Sur le plan international, le président russe joue au grand stratège et homme d’Etat. Mais dans son pays, la pauvreté s’accroît, des salaires ne sont plus payés, les infrastructures se dégradent. Les jeunes Russes, qui descendent maintenant dans les rues ne se laissent plus canaliser par une propagande patriotique. Ils ne veulent pas de guerre en Syrie ou en Ukraine, ils veulent une vie meilleure. Ce que Poutine ne peut pas leur offrir." 

 

La crise germano-turque relancée par des accusations d'espionnage

 

Un haut responsable allemand a révélé qu'Ankara avait demandé à Berlin de l'aider à espionner quelque 300 personnes et 200 organisations à travers l'Allemagne jugées proches du mouvement de Fethullah Gülen. Ce dernier est accusé par le président Recep Tayyip Erdogan d’avoir fomenté le coup d’Etat manqué de juillet dernier. La Süddeutsche Zeitung rapporte qu’il n’existe pas seulement une liste de 300 personnes élaborée par les services de renseignements turcs.

Berlin - Erdogangegner bei Hayir-Kampaqne (picture-alliance/ZUMAPRESS/J. Scheunert)

A Berlin, des Turcs résidant en Allemagne militent pour le NON (Hayir) au référendum constitutionnel du 16 avril en Turquie.

De nombreuses autres listes circulent parmi les Turcs allemands et les Allemands turcs, affirme le journal de Munich; noir sur blanc, et partagées dans des réseaux sociaux sur Internet, établies sur des rumeurs. Il suffit parfois d’envoyer ses enfants dans une fausse école. Un climat effrayant de méfiance et de délation envenime les relations sociales : des germano-turcs se méfient d’autres germano-turcs, des Turcs se méfient des Allemands, et des Allemands des Turcs ".
Telle est l’influence d’un régime turc qui se trouve sur la voie de la dictature dans une Allemagne pacifique et démocratique, constate la Süddeutsche
 

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