Le spectre de Tchernobyl au Japon | International | DW | 15.03.2011
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International

Le spectre de Tchernobyl au Japon

Après le séisme et le tsunami qui ont frappé le nord-est du pays, la situation s'est aggravée à la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi où deux nouvelles explosions ont eu lieu. Tokyo pourrait être menacé.

Un fonctionnaire muni d'un masque anti-radiations avant de contrôler le taux de radiations des habitants de Koriyama

Un fonctionnaire muni d'un masque anti-radiations avant de contrôler le taux de radiations des habitants de Koriyama

La situation est devenue très critique à Fukushima-Daiichi. Les réacteurs 2 et 4 de la centrale endommagée ont à leur tour explosé et une hausse de température a été relevée dans les réacteurs 5 et 6, pourtant à l’arrêt. Comme dans le cas de Tchernobyl en 1986 en Ukraine, le cœur des réacteurs a en partie fondu. Avec une différence toutefois : ces réacteurs sont encore protégés par une enceinte de confinement qui n’existait pas à Tchernobyl. Mais le président de l'Autorité française de sûreté nucléaire, André Pierre Lacoste, a déclaré mardi que l'enceinte de confinement du réacteur numéro deux « n'est plus étanche ».

Les taux de radioactivité enregistrés à l'intérieur du site nucléaire endommagé ont atteint les 400 millisieverts, ce qui est quatre fois plus que la dose au-delà de laquelle la santé humaine est menacée. Les autorités japonaises ne nient désormais plus la gravité de la situation comme l'a admis le Premier ministre Naoto Kan : « Nous devons prendre toutes les mesures de sécurité nécessaires. C’est pourquoi je demande à tous les habitants résidant dans cette zone de sortir le moins possible et de rester enfermés chez eux. »

Une vue aérienne de la centrale de Fukushima-Daiichi montre les réacteurs 1 et 3 endommagés

Une vue aérienne de la centrale de Fukushima-Daiichi montre les réacteurs 1 et 3 endommagés

Vents favorables

Les autorités japonaises ont déjà établi une zone d'exclusion dans un rayon de vingt kilomètres où les populations ont été évacuées. Mais le Premier ministre japonais semble considérer que le danger peut s'étendre au-delà. Par ailleurs, une zone d'interdiction aérienne a été décidée au-dessus de la centrale de Fukushima-Daiichi.

Les opérations de sauvetage engagées lundi par les ingénieurs japonais et qui ont consisté à envoyer directement de l'eau de mer dans les réacteurs ont dégagé beaucoup de vapeur, une vapeur radioactive qu'il a fallu en partie évacuer pour réduire la pression. Ce sont ces fuites qui se retrouvent dans l'atmosphère et sont poussées en ce moment par les vents en direction de l'Océan pacifique. Malgré tout, les vents pourraient tourner et, déjà, des taux de radioactivité supérieurs à la normale ont été enregistrés à Tokyo, qui se situe à 250 kilomètres de la centrale et est, avec 35 millions d'habitants, la mégalopole la plus grande du monde.

Auteur : Jean-Michel Bos

Edition : Sandrine Blanchard

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