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Allemagne

Le sort des salariés d'Opel encore incertain

Accueillie avec soulagement jeudi dernier, l'annonce du rachat d'Opel par Magna n'est pas à la hauteur des espérances. L'Allemagne est montrée du doigt par ses voisins européens pour avoir fait cavalier seul.

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Pas sûr que les salariés d'Opel dessinent encore des petits coeurs sur leurs banderoles quand ils seront fixés sur leur sort

Le répit aura été de courte durée. Jeudi, c'est une chancelière soulagée qui annonçait, après de longs mois de suspense et surtout, à deux semaines des élections législatives en Allemagne, la conclusion d'un accord définitif avec General Motors. Tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes : le constructeur américain avait finalement cédé à la pression allemande et accepté l'offre conjointe de Magna et de son partenaire russe Sberbank, auxquels il préférait pourtant l'investisseur belge RHJ. Angela Merkel :

Merkel äußert sich zu Verkauf von Opel an Magna

Le soulagement d'Angela Merkel est palpable à l'annonce de la décision de GM

"J'ai le plaisir de vous informer que le conseil d'administration de General Motors a décidé de vendre Opel à Magna, selon les conditions que nous avions négociées et qui correspondent aussi au souhait des employés d'Opel."

Trois jours plus tard, le ciel bleu a laissé la place à des nuages noirs. Magna annonce qu'il a l'intention de supprimer 4000 postes en Allemagne et de fermer l'usine d'Anvers, en Belgique, une usine qui emploie près de 2600 personnes. Son chef Siegfried Wolf affirme que ces chiffres figurent dans le concept présenté en mai par l'équipementier.

Les aides allemandes profiteraient à l'industrie automobile russe

Proteste General Motors Opel

"Ne laissez pas mourir Opel" implorent les salariés des sites menacés qui comptent rester solidaires face au risque de fermeture.

L'Allemagne est alors pointée du doigt par ses voisins européens qui lui reprochent d'avoir fait cavalier seul. L'Espagne, la Grande-Bretagne et la Belgique accusent Berlin d'avoir fait pression sur Magna pour assurer le maintien de ses quatre sites en promettant 4,5 milliards d'euros d'aide publique.

Comme si cela ne suffisait pas, le représentant des Etats régionaux à la société fiduciaire chargée de la restructuration d'Opel, Dirk Pfeil, confie à la presse qu'une partie des aides promises par l'Allemagne, précisément 600 millions d'euros, vont partir dans les caisses de l'industrie automobile russe. Des affirmations balayées d'un revers de manche par Siegried Wolf :

"Je me demande comment quelqu'un qui siège dans la société fiduciaire et qui décide donc du sort de 50.000 familles, peut faire de telles affirmations mensongères. Et je vous demande : cette personne n'a-t-elle pas lu les contrats ou fait-elle exprès de mentir ?"

Dans cet imbroglio automobilo-financier, les employés d'Opel ne savent toujours pas sur quel pied danser. Les salariés de l'usine d'Anvers espèrent éviter la fermeture en réduisant le nombre d'heures travaillées. Au même moment, Opel a fait une entrée remarquée avec deux nouveaux modèles au salon de l'automobile qui vient d'ouvrir ses portes à Francfort.