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Vu d'Allemagne

Le sommet sur l'énergie

Le sommet sur l’énergie, qui s’est tenu hier à l’initiative d’Angela Merkel, était censé élaborer une nouvelle politique de l’énergie pour l’Allemagne capable entre autres de corriger les erreurs commises pendant des années dans ce domaine. Au bout du compte, ce fut surtout l’occasion pour les deux partenaires de la coalition de réaffirmer sans fard leurs positions diamétralement opposées sur le dossier du nucléaire civil. Ce matin, la presse allemande est plutôt critique.

Parfaite illustration de la situation : Angela Merkel affronte la lourde tâche de réconcilier les deux visions contraires des deux partenaires de la coalition en termes de politique énergétique

Parfaite illustration de la situation : Angela Merkel affronte la lourde tâche de réconcilier les deux visions contraires des deux partenaires de la coalition en termes de politique énergétique

Die Welt ironise. La CDU espère que le SPD reviendra sur sa position concernant le nucléaire civil. Et de citer le Secrétaire général de la CDU qui compare cette obstination actuelle du partenaire de la coalition à celle qu’il manifesté lors de la campagne électorale au sujet de la hausse de la TVA. Décriée par le SPD, celui-ci a pourtant retourné sa veste en acceptant une hausse de trois pour cent au 01 janvier 2007.

La Tageszeitung souligne dans ce contexte la fermeté de Sigmar Gabriel, le Ministre de l’Energie. Avec les investissements promis hier par les quatre géants de l’énergie, l’Allemagne est en mesure de réaliser le concept le plus moderne et le plus efficace de fourniture d’électricité d’Europe. Et pour cela, dit-il, nous n’avons pas besoin de centrales nucléaires.

De fait, ce sont bien ceux là qui produisent l’énergie et la vendent qui ont dominé ce sommet sur l’énergie, constate la Frankfurter Rundschau. Certes, le dialogue avec ces entreprises est important, mais leur ambition d’investir des milliards dans le renouvellement des centrales n’est que l’expression d’une stratégie d’investissements visant leurs propres bénéfices. Une vraie politique de l’énergie doit tout d’abord définir le type d’énergie dont a besoin le pays et ce processus va parfois dans le sens contraire des intérêts financiers des grands groupes.

Même son de cloche pour la Westdeutsche Zeitung. Il serait temps que le gouvernement fédéral investisse plutôt son énergie dans les dossiers des économies d’énergie et des énergies renouvelables. En outre, une vraie vision d’avenir serait la décentralisation de l’approvisionnement en énergie du pays. La multiplication de petites centrales régionales produisant courant et chaleur à partir de la biomasse permettrait de renoncer aux centrales thermiques ou nucléaires des grands groupes comme Eon ou RWE.

Leurs arguments en faveur de la prolongation d’utilisation de leurs réacteurs nucléaires sont fallacieux, tance la Süddeutsche Zeitung. Ces géants de l’énergie ont toujours réussi jusqu’à présent à empêcher les tentatives menaçant de réduire leurs juteux monopoles. Certes, les réacteurs déjà amortis pourraient produire de l’électricité à moindre frais, mais cela ne veut pas dire du tout que le consommateur ne continuerait pas de payer ce courant au prix fort, conclut le quotidien.

  • Date 04.04.2006
  • Auteur Christophe LASCOMBES
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