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Afrique

Le sommet de Kampala 2, un échec ?

Les pays de la région des Grands Lacs ont décidé samedi de déployer une force neutre pour surveiller la frontière entre la République démocratique du Congo et le Rwanda. Au Nord-Kivu, cette perspective ne convainc pas.

Le sommet des pays des Grands Lacs

Le sommet des pays des Grands Lacs

Cette nouvelle rencontre, organisée dans la capitale ougandaise, visait à trouver une solution à l'insécurité dans l'est de la RDC qui crée de vives tensions entre les pays de la sous-région. Kinshasa parle de succès, mais selon la société civile du Nord-Kivu, le sommet de Kampala 2 est un véritable échec.

Depuis le printemps, l'est du Congo est le théâtre d'affrontements entre l'armée et les rebelles du M23

Depuis le printemps, l'est du Congo est le théâtre d'affrontements entre l'armée et les rebelles du M23

Le porte-parole de la coordination de la société civile du Nord-Kivu, Maître Omar Kavota, accuse la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs « d'accompagner l'agression et le plan de balkanisation de la RDC tout en jouant la carte du M23 ».

Reproduire l'opération Artémis de 2003

Dans les conclusions de ce sommet, il a été décidé l'envoi d'une force neutre dans l'est de la RDC d'ici trois mois. Mais cette idée est critiquée par le collectif des associations de la société civile du Nord-Kivu. Etienne Kambale, membre de ce collectif, déplore que la force envisagée ne soit pas "combattante". « Il y a déjà une force neutre ici, la Monusco, qui a 18.000 hommes. À quoi vont servir les 4.000 hommes qui vont venir ? », demande-t-il.

Dans l'idéal, la société civile du Nord-Kivu souhaiterait une opération Artémis 2 (l'opération Artémis, une opération militaire d'urgence menée en 2003 par l'Union européenne sous mandat onusien, avait pour mission de faire cesser les combats en Iturie). À défaut, le collectif plaide pour une modification du mandat de la Monusco (mission de l'ONU pour la stabilisation en RDC), afin que celle-ci « impose la paix ».

Les combats ont entraîné l'exode de milliers de civils vers l'Ouganda voisin

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Négociations avec le M23 ?

La force neutre, qui aura pour mission l'éradication des rebelles et le contrôle de la frontière rwando-congolaise, est prévue pour être placée sous mandat de l'Union africaine et des Nations unies. Sa venue sera précédée par une équipe d'agents de renseignements chargée d'évaluer le nombre réel des rebelles du M23 ainsi que celui des FDLR (Forces démocratiques de libération du Rwanda, un groupe armé hutu).

La Tanzanie a déclaré être prête à envoyer des hommes pour participer à la force neutre. En attendant la mise en place de cette force en RDC, certaines indiscrétions font état de la préparation d'une éventuelle négociation entre Kinshasa et les rebelles du M23. Un processus que le collectif des associations de la société civile voit d'un œil sceptique. « Même si on négocie avec le M23, on ne va pas trouver de solution, estime Etienne Kambale. Il faut une diplomatie forte. Nous pensons qu'il faut sauvegarder les intérêts du pays mais aussi ceux des grandes puissances de ce monde. »

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