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International

Le régime syrien vacille mais ne tombe pas

Les combats font rage pour le contrôle de Damas, la capitale, et de la ville d'Alep, centre économique du pays. La Ligue arabe a demandé au président Assad de renoncer au pouvoir. L'UE renforce ses sanctions.

Alep, le grand centre économique syrien, est désormais au cœur des combats

Alep, le grand centre économique syrien, est désormais au cœur des combats

Redoublement de violence autour des centres névralgiques Damas et Alep, menaces aux armes chimiques en cas d'intervention extérieure : on le constate, le régime de Bachar al-Assad n'a pas l'intention de renoncer aux armes face aux demandes des opposants.

Un pays à feu et à sang

Les combats font encore rage à Damas. L'Agence officielle Sana a annoncé que l'armée avait repris certains quartiers de la ville, en pourchassant et tuant les rebelles jusque dans les égoûts. Selon Rami Abdel Rahmane, président de l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH), des dizaines de corps jonchent les rues de Damas.

À Alep, des combats intenses se déroulent dans les quartiers est. Pendant ce temps, les villes martyres et symboles de la contestation, comme Homs et Rastane, sont bombardées une nouvelle fois, à partir d'hélicoptères, affirment les opposants. Dimanche soir, la Ligue Arabe a proposé un compromis à Bachar al-Assad, par la voix du Premier ministre du Qatar, Cheikh Hamad Ben Jassam Al Thani : « Nous avons demandé à Bachar al-Assad de quitter le pouvoir. En échange, il bénéficiera d'un asile sûr. Nous avons en outre décidé de débloquer une aide financière de 100 millions de dollars. Et nous demandons que la mission de Kofi Annan soit modifiée et qu'elle s'occupe plus de la période de transition à venir. »

Une réfugiée et ses enfants à la frontière turco-syrienne, où manquent l'eau et la nourriture

Une réfugiée et ses enfants à la frontière turco-syrienne, où manquent l'eau et la nourriture

Urgence pour l'aide aux réfugiés

L'argent de la Ligue arabe est destiné aux réfugiés. Selon des chiffres du Haut Commissariat de l'ONU aux réfugiés (UNHCR), à la mi-juillet, 120.000 réfugiés se trouvent en Jordanie, au Liban, en Turquie et en Irak.

Chaque jour, des milliers d'autres se mettent en route pour fuir la violence. Mais certains ne parviennent même pas à quitter le pays, d'après le Comité International de la Croix-Rouge, et trouvent refuge dans des bâtiments publics comme des écoles ou même tout simplement dans des parcs.

Leur dénument est extrême, comme en témoigne cet habitant : « Nous voulons seulement que notre enfant n’ait pas toujours peur de ces fusillades. Cela nous est égal de vivre dans ce parc, tant que notre enfant a de quoi manger, de l’eau et peut dormir tranquille. »

Les ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne ont une nouvelle fois renforcé les sanctions contre le pouvoir syrien. Embargo sur les armes et sans doute interdiction à la compagnie syrienne d'atterrir en Europe. Mais l'Allemagne, rejointe par Londres et Paris, plaide pour un soutien accru aux réfugiés.

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