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Dossier

Le régime de Damas sous pression

La spirale de la violence en Syrie : on dénombre quelques 70 victimes, civils et militaires en une seule journée. La Ligue arabe suspend la Syrie de ses instances à partir du 16 novembre. L'UE augmente les sanctions.

In this citizen journalist's image made with a mobile phone and provided by Shaam News Network, Syrian protesters stage a demonstration against the Syrian President Bashar Assad's regime at Mreidekh village in Edlib province, northern Syria, on Sunday, Nov. 6, 2011, according to the source. The crisis in Syria has burned since mid-March despite widespread condemnation and international sanctions aimed at chipping away at the ailing economy and isolating Assad and his tight circle of relatives and advisers. (AP Photo/Shaam News Network) EDITORIAL USE ONLY, NO SALES, THE ASSOCIATED PRESS IS UNABLE TO INDEPENDENTLY VERIFY THE AUTHENTICITY, CONTENT, LOCATION OR DATE OF THIS HANDOUT PHOTO

La préparation à une manifestation contre le président Bachar Al Assad

Les ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne, réunis à Bruxelles, estiment que la situation en Syrie "est grave". C'est le moins que l'on puisse dire. Du coup, ils ont élargi la panoplie des sanctions déjà existantes contre le régime de Damas dans plusieurs domaines : d'abord le gel des avoirs en Europe et l'interdiction de voyage sur le continent : 18 personnes supplémentaires - principalement des militaires - sont visés. Deuxième mesure : le gel des prêts européens. Cela concerne une quinzaine de projets, soit une enveloppe globale de 1,5 milliard d'euros, principalement dans le secteur de l'énergie. L'Europe avait déjà mis à l'index une vingtaine d'organisations ou d'entreprises soupçonnées de soutenir le pouvoir en place. A cela, il faut ajouter l'embargo sur les armes déjà décrété, de même que l'importation de produits pétroliers.

Des nouvelles mesures qui interviennent alors que la Ligue arabe a décidé d'exclure la Syrie de ses instances à artir du 16 novembre. Damas en effet n'a pas respecté le plan qui prévoyait notamment le retrait des forces armées des villes et la libération des manifestants arrêtés.

Protéger les civils

Ägypten Kairo Treffen Arabische Liga November 2011

Un signal important: la Ligue arabe a suspendu la Syrie de ses instances

Le pouvoir de Damas semble sourd aux pression internationales. 27 civils ont été tués lundi par les forces de sécurité et 34 soldats et déserteurs présumés, sont morts lors d'accrochages armés, a indiqué une ONG syrienne de défense des droits de l'homme. Les civils ont été tués, semble-t-il, dans la province de Deraa et à Homs, un des hauts lieux de la contestation. Le roi Abdallah de Jordanie a demandé à Bachar al-Assad de démissioner. Pour l'UE, il n'est pas question d'intervention militaire, comme l'a rappelé la chef de la diplomatie européenne Catherine Ashton à Bruxelles. Mais l'Union européenne veut renforcer le rôle du Conseil national de transition, qui réunit l'opposition syrienne. Le ministre des Affaires étrangères allemand Guido Westerwelle va recevoir son président Buhran Ghalioun à Berlin. Et l'idée d'un appel à l'ONU pour protéger les civils en Syrie fait son chemin par exemple par l'envoi d'observateurs, ou d'une mission humanitaire. Seul problème : la Russie de même que la Chine s'opposent à toute résolution au Conseil de Sécurité condamnant la répression dans le pays.

Auteur: Elisabeth Cadot (avec dpa, AFP)
Edition: Aurélie Juignet

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