1. Inhalt
  2. Navigation
  3. Weitere Inhalte
  4. Metanavigation
  5. Suche
  6. Choose from 30 Languages

Afrique

Le référendum honni par l'opposition congolaise

L'opposition et des OSC ont appelé au boycott du référendum constitutionnel à Brazzaville. La participation est faible, mais aucun incident n'a été signalé. Les opposants dénoncent déjà des manipulations lors du vote.

Écouter l'audio 04:02

"Les Congolais ont peur" (Brice Makosso, du Collectif "Tournons la page")

C'était "vert" pour "oui" ou "rouge" pour "non". Les Congolais étaient appelés aujourd'hui à se prononcer sur une modification de la constitution. Des changements destinés à permettre au président Denis Sassou Nguesso de pouvoir se représenter en 2016 - alors que dans les dispositions de la constitution actuelle, il n'en aurait pas le droit.

Boycott suivi ou démobilisation?

Plusieurs coalitions d'oppositions ont appelé à boycotter le référendum. Les bureaux viennent tout juste de fermer, mais la participation semblait assez faible à la mi-journée, à Brazzaville, notamment dans les quartiers sud, plus proches de l'opposition. où il fallait une autorisation spéciale pour pouvoir traverser la ville en voiture.La journée s'est déroulée paisiblement dans la deuxième grande ville du pays, Pointe Noire, comme dans l'ensemble du pays. Ecoutez ici notre correspondante sur place, Rosie Pioth.

Des fraudes dénoncées

L'opposition congolaise et certaines organisations de la société civile ont donc appelé la population à boycotter le vote. Parmi elles, le Comité de Résistance et d'Action pour le Congo - ou CRAC. Lambert ONA, militant du CRAC, est hostile au référendum sur le fond et sur la forme - et dénonce des fraudes durant le vote :

« La situation est tout à fait morose. Il n’y a pas beaucoup de gens qui vont dans les bureaux de vote. Si on prend l’exemple de toute la partie sud, personne dans les bureaux de vote. Sauf que maintenant ils sont en train de donner 5000 Francs dans les quartiers nord pour aller vote à Bacongo. Il y a des mécontents, bien sûr, mais les mécontents vont se traduire en « oui ». Le « non » sera transformé en « oui ». Les résultats seront contestables. Parce qu’on ne peut pas accepter que dans la constitution soient placés des garde-fous pour un individu [= le président Sassou] ; que pécher, voler, piller ne soit pas punissable. Je ne peux pas accepter cela comme tel. »

Le directeur exécutif de l'Observatoire congolais des Droits de l'Homme nous a confirmé que le référendum s'était déroulé paisiblement, au Congo. Mais que l'affluence dans les bureaux de vote était très faible. Par ailleurs, lui aussi a eu vent de fraudes, et notamment de l'envoi de jeunes des quartiers nord de Brazzaville, acquis au pouvoir, pour qu'ils aillent voter dans des quartiers sud, traditionnellement plus contestataires.

"Tournons la page!" dénonce la dictature

Quant à Brice Makosso, du Collectif "Tournons la page", il dénonce les méthodes dictatoriales du régime de Sassou Nguesso, qui tente d'instiller la peur au sein de la population. Le militant affirme aussi que la répression sanglante des manifestations de mardi contre le référendum était le fait d'hommes en uniformes militaires qui n'étaient pas des Congolais, des "mercenaires étrangers" selon lui.

La rédaction vous recommande

Audios et vidéos sur le sujet

default

Votre avis nous intéresse !

Vous souhaitez réagir à l'actualité, donner votre avis sur le programme ou tout simplement dire bonjour ? Envoyez un courriel à francais@dw.com ou laissez un message sur notre page Facebook DW Francais.

Réagissez à l'actualité sur notre page Facebook !