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Afrique

Le quotidien des Burundais se détériore

Au Burundi, le gouvernement a beau multiplier les taxes, l'argent ne rentre pas dans les caisses publiques. Parallèlement, le quotidien devient de plus en plus difficile. Les prix augmentent, le pouvoir d'achat baisse.

Écouter l'audio 02:03

"Le peu de capitaux qui s'expriment, l’État est là pour capter !" (F. Ndikumana)

Depuis le début de l'année, deux nouveaux prélèvements ont été instaurés par la mairie de Bujumbura : l'impôt sur la propriété foncière et la taxe sur chaque véhicule garé sur la voie publique. "On fait payer 2. 000 francs par jour ou 300 francs par heure selon la volonté du client", raconte cet agent de la mairie qui gère l'un des parkings payants au centre de Bujumbura. "Trois cent francs d'une minute à une heure et les abonnés paient 30.000 franc par mois". Chaque propriétaire foncier paye par ailleurs l'impôt qui varie selon la superficie de la parcelle bâtie. Le but est de renflouer les caisses le l'État et assurer son indépendance économique.

Au marché de Bujumbura, les prix des produits importés sont en hausse. "Les prix des marchandises ont augmenté parce qu'il y a trop de taxes.", explique l'importateur Innocent Niyonzima. "Un produit passe par une, deux ou plusieurs barrières et il est taxé. Il arrive au marché plus cher et le commerçant s'y réfère quand il fixe le prix de vente."

La gestion de la situation prouve que le gouvernement a besoin de renflouer son budget, explique l'économiste Faustin Ndikumana qui déplore la croissance des importations et la décroissance des exportations. L'économie nationale en pâtit selon lui : "L'administration n'a plus de moyens pour accélérer les reformes. Les marchés sont faussés et aussi l'insécurité fiscale liée à la surtaxation et une politique budgétaire qui fait que le gouvernement, en déficit de financements, en déficit de moyens, continue à assécher les capitaux du secteur bancaire. Le peu de capitaux qui s'expriment, l'État est là pour capter ! Au niveau du commerce, le Burundi a multiplié les importations au lieu d'augmenter les exportations."

Dans ces conditions, le pouvoir d'achat de la population n'augmente pas au Burundi avec un PIB par habitant en dessous de 300 dollars alors que d'autres pays membres de la communauté Est-Africaine ont un PIB supérieur à 700 dollars.

Pour écouter la correspondance d'Antéditeste Niragira, cliquez sur le lien ci-dessus. 

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