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International

Le procès de l'ex-présidente en Corée du Sud

Park Geun-hye a comparu mardi devant ses juges. Elle doit répondre de son implication dans un scandale de corruption à grande échelle.

C'était la première fois que Park Geun-hye apparaissait en public depuis sa destitution, en mars dernier. L'ex-présidente est jugée pour 18 chefs d'accusation, dont corruption, coercition et abus de pouvoir, elle pourrait écoper d'une peine de perpétuité.

Le scandale est arrivée par son « amie de 40 ans », Choi Soon-sil. Cette confidente aurait profité de ses relations avec la chef de l'Etat pour obtenir près de 47 millions d'euros de la part des grandes entreprises du pays,en échange de faveurs politiques. L'héritier et vice-président de Samsung a été placé en détention provisoire.

Mme Choi aurait aussi eu l'autorisation, de la part de la présidente Park, de se mêler des nominations à des postes importants, alors qu'elle n'occupait aucune fonction officielle. La présidente destituée accuse désormais cette « amie » co-accusée d'avoir abusé de son amitié. Le procès pourrait durer des mois.

Südkorea Nach Amtsenthebung von Präsidentin Park ist die Gesellschaft weiter gespalten (Reuters/Kim Hong-Ji)

Foule en liesse en mars 2017, au moment de la confirmation de la destitution de la présidente

Il sera aussi l'occasion de mettre à jour les véritables relations entre le pouvoir en place à Séoul et les multinationales sud-coréennes. Les juges devront également établir si l'ex-présidente a bel et bien fait dresser une "liste noire" d'artistes critiques pour les priver de subventions.

Fille de dictateur et "Princesse"

Park Geun-hye est la fille du dictateur Park Chung-hee, qui a dirigé la Corée du Sud d'une main de fer de 1961 jusqu'en 1979, date de son assassinat. Enfant, elle grandit dans le palais présidentiel et y revient beaucoup plus tard, après son élection démocratique à la tête du pays, en 2012.

Des centaines de citoyens coréens se sont bousculés mardi pour voir celle qui était un temps surnommée « la princesse » et qui désormais est escortée menottée par six gardes en armes jusqu'au tribunal.

Deux autres anciens présidents sud-coréens ont déjà été jugés pour corruption dans les années 1990. Tous deux ont été condamnés.

 

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