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Afrique

Le procès d'Ahmed al Faki bien suivi au Mali

L'ancien combattant islamiste, Ahmed al Faki al Mahdi est accusé par la CPI d'avoir participé à la destruction de mausolées à Tombouctou, lors du conflit de 2012 au Mali.

Écouter l'audio 01:57

"C'est un grand événement parce qu'il faut que justice soit rendue" (Alassane Wangara, FIDH Tombouctou)

Malgré la distance, une partie de la population de Tombouctou suit le procès d'Ahmed Al Faki Al Mahdi, qui fait partie du groupe de djihadistes qui ont détruit les mausolées de la ville sainte en 2012. Écoutez le reportage de notre correspondant, Baba Ahmed est allé à la rencontre de quelques habitants, en cliquant sur l'image pour écouter son reportage.

Assis à l’ombre d’un petit mur, dans un quartier populaire, un groupe d’hommes commente le procès qui s’est ouvert ce 22 août à la CPI. Parmi eux, Alassane Wangara, habitant de Tombouctou et point focal de la Fédération internationale de droit de l’homme. Il déplore le mal fait à la ville : "C’est un très grand événement, parce que la population de Tombouctou et moi-même, on attend beaucoup de ce procès, il faut vraiment que justice soit faite, pour que les agresseurs sachent qu’ils ont fait du mal à la population."

Le mal, c’est ce que déplore aussi un autre habitant de Tombouctou qui se rappelle qu’avant l’occupation de la ville en 2012 par les djihadiste du groupe Ansar Dine, lié à Al Qaida, les différentes communautés de Tombouctou vivaient en parfaite harmonie : "À Tombouctou, on vivait en paix, on vivait dans le calme, on est de bons musulmans. Personne ne touche personne ici. Mais depuis que ces gens-là ont foutu le pied à Tombouctou, Toubouctou est devenu autre-chose que le Tombouctou d’avant. Vraiment, ce procès on l’attend de pied ferme, nous voulons que justice soit faite, pour que cela ne se reproduise plus jamais". #b#

Selon lui, les sites du patrimoine mondial de l’UNESCO doivent être davantage protégés par la communauté internationale, c’est pourquoi les autorités de Tombouctou souhaitent que la CPI aille plus loin dans la démarche. Un avis partagé par Halle Ousmane, le maire de Tombouctou : "Qu’une leçon soit vraiment donnée, afin que ces pratiques cessent dans le monde entier. Et ces gens qui pensent qu’en faisant un mal, ils puissent rester impunis – Non !". En attendant la fin du procès d’Ahmed Al Faki Al Mahdi, dans les maisons et les rues de Tombouctou, les commentaires vont bon train, mais seulement entre des amis de confiance, car les djihadistes ne sont pas loin. La peur de représailles est bien présente dans l’esprit de chacun.

C’est la première fois dans l’histoire qu’un djihadiste est jugé pour ses crimes contre un patrimoine mondial de l’UNESCO. Le djihadiste malien Ahmed Alfaki Al Mahdi fait face à la justice internationale - la CPI - pour son implication directe dans la destruction des mausolées saints de Tombouctou et autres vestiges historiques du patrimoine mondial, durant l’occupation de la ville par les djihadistes en 2012.

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