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Vu d'Allemagne

Le prix de la passivité

Les journaux commentent l'accouchement dans la douleur d'une levée de l'embargo européen sur la livraison d'armes aux rebelles syriens, mais s'interrogent aussi sur le bien-fondé d'un soutien militaire aux rebelles.

Des villes et villages en ruine, à cause de la passivité des Occidentaux?

Des villes et villages en ruine, à cause de la passivité des Occidentaux?

C'est un désastre et cela ne sert à rien d'enjoliver les choses, commente ainsi la Süddeutsche Zeitung. La politique étrangère européenne a connu l'une de ses heures les plus sombres, et peut-être même l'une de ses dernières heures. Les ministres des Affaires étrangères n'ont cédé sur la question de l'embargo que sous la pression de la France et de la Grande-Bretagne en tentant de sauver la face sur les sanctions économiques. Selon le quotidien, cela montre que les Européens n'ont pas les épaules assez solides pour peser dans la politique mondiale.

Les ministres européens des Affaires étrangères ont négocié jusque tard dans la nuit, lundi 27 mai 2013

Les ministres européens des Affaires étrangères ont négocié jusque tard dans la nuit, lundi 27 mai 2013

Les Européens n'ont aucun poids stratégique sur la scène internationale, confirme la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Mais ce serait moins grave s'ils ne passaient pas leur temps à faire croire le contraire. Une fois de plus, ils ont montré la dimension de leur mésentente dans un conflit sécuritaire international et se sont fait la risée de la communauté internationale.

Die Welt élargit la responsabilité aux pays occidentaux qui, jusqu'ici, se sont tenus largement en retrait du conflit syrien. Conséquence, d'autres en ont profité : la Russie, l'Iran et le Hezbollah se sont rangés derrière Bachar al-Assad et lui fournissent qui des armes, qui des combattants. Du côté des rebelles, les radicaux affiliés à Al-Qaïda reçoivent argent et matériel en provenance du Golfe. Les forces séculaires et modérées de l'opposition, quant à elles, perdent du terrain. Il va être de plus en plus difficile pour les Occidentaux de trouver des groupes modérés à soutenir, prévient le quotidien. C'est le prix de la passivité.

Les enfants, premières victimes du conflit syrien

Les enfants, premières victimes du conflit syrien

Face à une question aussi délicate que la fourniture d'armes, die tageszeitung pèse le pour et le contre, avec deux commentaires publiés face à face. Du côté du pour, le journal estime que l'humanisme, les droits de l'Homme et le droit international imposent de faire cesser le terrorisme d'État pratiqué par Bachar al-Assad. C'est même un devoir pour la frange démocratique de la communauté internationale qui dispose des moyens militaires pour réduire les souffrances du peuple syrien.

Du côté du contre, la taz souligne que la livraison d'armes à l'Armée syrienne libre sera contre-productive car elle risque d'attiser la spirale de la violence. C'est ce que montrent tous les exemples historiques de conflits similaires. Le journal relève également l'hypocrisie des Européens lorsqu'ils réclament que les armes qu'ils prévoient de fournir ne soient pas "employées pour opprimer des gens".

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