Le prix à payer... | Vu d′Allemagne | DW | 23.04.2012
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Vu d'Allemagne

Le prix à payer...

Les journaux allemands reviennent sur le premier tour de l'élection présidentielle française mais aussi sur le Grand Prix de Formule 1 de Bahrein, ce royaume arabe qui réprime brutalement ses opposants.

« Entre deux maux, choisir le moindre » sera la devise du second tour

« Entre deux maux, choisir le moindre » sera la devise du second tour

Mauvaise pioche pour Nicolas Sarkozy, lance la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Il va être de plus en plus difficile de renverser la tendance favorable à la gauche, observée ces derniers mois. Pour espérer l'emporter, le pensionnaire de l'Élysée doit récupérer toutes les voix du Front National, ainsi que celles du Centre.

La Süddeutsche Zeitung, brosse le portrait des deux prétendants à la magistrature suprême. Sarkozy a de plus en plus semé le doute sur sa capacité à diriger. Papillonnant de dossier en dossier, s'agitant de réforme en réforme, il a pratiqué l'ouverture à gauche et à droite, mais assouvi les appétits mercantiles des grands industriels avec les finances publiques tout en appelant le peuple à la rigueur budgétaire.

Französische Präsidentschaftskandidaten 2012 Marine Le Pen

L'extrême-droite française est la grande gagnante de ce premier tour

Face à lui, François Hollande, socialiste modéré, ne convainc pas vraiment le peuple de France, car personne ne le croît vraiment capable d'assainir les finances publiques et de satisfaire dans le même temps les aspirations sociales de ses électeurs. Il est vraisemblable qu'en l'élisant, les Français obéiront à la devise « Entre deux maux, choisissons le moindre ».

Sarkozy - le meilleur complice de Le Pen, lance la Frankfurter Rundschau. Avec 18 pour cent, l'extrême-droite française engrange un résultat inespéré. Après avoir lancé la chasse au Roms et aux musulmans, Sarkozy a rendu acceptables les thèses de Le Pen sur le parquet politique français. Peut-être réussira-t-il à conserver le pouvoir en pactisant avec le Diable, peut-être se noiera-t-il dans le marais de l'extrême-droite. Une chose est sûre : il a sali le drapeau européen et ces taches sont tenaces.

Les quotidiens allemands s'intéressent aussi au Grand Prix de Formule 1 de Bahrein, qui s'est déroulé hier, sur fond de répression meurtrière contre l'opposition démocratique.

Bahrein Unruhen im Vorort von Manama Demonstranten und Tränengas neu

À Bahrein, les pneus n'ont pas brûlé que sur l'asphalte du circuit

Pour le Financial Times Deutschland, en voulant démontrer la normalité avec cette compétition automobile au luxe insolent, le pouvoir bahreini n'a fait qu'attirer l'attention du monde sur la situation dans le pays avec son déploiement de force policière et ses blindés dans toutes les rues.

Pleins gaz pour les despotes, critique die Tageszeitung. Il est vrai que ce royaume arabe abrite une importante base navale américaine. Ceci explique peut-être le double langage des Occidentaux. Le cauchemar étant un soulèvement démocratique en Arabie Saoudite et ainsi, le bouleversement des marchés pétroliers. C'est pourquoi le Ministère des Affaires étrangères américain a appelé sans honte les manifestants bahreinis à la retenue. Imaginez un peu le même appel à l'adresse des opposants syriens, conclut le quotidien.

Auteur : Christophe Lascombes
Édition : Yann Durand

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