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Afrique

Le pouvoir togolais souhaite l'arrêt des manifestations en semaine

Les autorités togolaises ont suggéré que les manifestations organisées sur la voie publique se déroulent désormais uniquement le week-end, alors que l'opposition prévoit de marcher mercredi et jeudi prochains.

Manifester oui, mais à condition que cela ne perturbe pas les activités de l'administration et de l'économie. C'est l'idée émise au Togo par le ministre de l'administration territoriale Payadowa Boukpessi. 

Pourtant, aucun jour spécifique de la semaine n'est mentionné dans la loi de 2011 qui régit les conditions d'exercice de la liberté de manifester. On lit simplement dans l'article 17 que les manifestations sur la voie publique ne peuvent se tenir avant six heures du matin et au delà de 22 heures. 

C'est pourquoi l'opposition reste imperturbable sur son rendez vous du 6 et 7 septembre.

"Il n'y a pas de raisons à ce que on puisse légiférer pour des raisons de perturbations lors des manifestations publiques. Et le Togo n'est pas une exception, beaucoup de pays connaissent des manifestations. Il suffit juste de s'arranger pour limiter les perturbations en ce qui concerne surtout parce que souvent elles se font sur la voie publique"a déclaré Gerry Taama, opposant politique et membre de la coalition CAP 2015.

Mardi, jour ouvré donc, plusieurs milliers de partisans de l'Union pour la république, le parti au pouvoir, ont d'ailleurs défilé à Lomé pour soutenir le président Faure Gnassingbé. Mais la suite de leur manifestation, prévue aujourd'hui et demain, a été suspendue. 

Dans son communiqué, le ministre de l'administration territoriale motive son appel  en disant déplorer les perturbations occasionnées sur le fonctionnement des activités professionnelles par les manifestations organisées en semaine.

Mais Nadou Losone, coordinatrice de la Synérgie des travailleurs, l'une des organisations de la société civile au Togo,  est dubitative. 

"C'est après la marche qu'on doit respecter ce que le ministre de l'administraation territoriale a dit ? Alors ca veut dire que la décision n'était pas la avant la marche d'hier? Oui c'est vari que les activités sont paralysées quand il y a des manifestations, mais nous nous intervenons quand le travailleur en pâtit de ces perturbations", a-t-elle indiqué. 
 

Il y a plus d'une semaine, la manifestation appelée par le PNP, un parti d'opposition, avait été violemment réprimée par les forces de l'ordre. Le bilan officiel des violences est de deux morts et plusieurs blessés. Un bilan que conteste l'opposition qui parle de sept personnes tuées à Sokodé dont un mineur.
 

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