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Vu d'Allemagne

Le pouvoir de dire non

Les quotidiens allemands d'aujourd'hui reviennent sur la récente proposition du ministre fédéral de l'Environnement de limiter la hausse des prix de l'électricité et relancent le débat sur l'énergie.

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L'énergie a un coût, en Allemagne aussi

Pour Die Welt, cette proposition de Peter Altmeier stoppe enfin les subventions illimitées aux producteurs d'énergie écologique entraînées par la Loi allemande sur les énergies renouvelables. Ce secteur des énergies renouvelables, noyé de subventions et de privilèges, doit lui aussi participer à l'avenir au financement de ce projet national qu'est le « Tournant énergétique ». C'est là un acte courageux pour un ministre de l'Environnement. Avec cette initiative, le cap d'une srtatégie énergétique saine pour l'Allemagne est retrouvé. Celle-ci ne pourra être un succès écologique que si son financement repose sur des bases solides.

Pour autant, l'on ne doit pas céder à l'illusion d'une énergie propre et illimitée, explique la Frankfurter Allgemeine Zeitung.

epa02641550 A child holds an umbrella that carries nuclear symbol during a demonstration in Sofia, Bulgaria 19 March 2011. Members of several environmental organizations protested against the government's plans to build second nuclear plant near town of Belene. EPA/VASSIL DONEV +++(c) dpa - Bildfunk+++

Le Ministre de l'Environnement est-il courageux ou lucide ?

L'utopie allemande de la maisonnette en lisière de forêt, proche du réseau de transports publics, parfaitement isolée, mais autonome en matière énergétique reste un rêve inaccessible. Le doublement du prix du bois de chauffage le démontre amplement. Il faut cesser de rêver de pouvoir se libérer de la dépendance aux énergies fossiles et nucléaires tout en restant au coin du feu avec la conscience nette.

Dans ce contexte, die tageszeitung revient sur le rapport des citoyens à l'énergie et prend pour exemple l'échec du référendum du week-end dernier en Bulgarie sur la construction d'une nouvelle centrale nucléaire. Requiem pour une centrale, lance le quotidien de Berlin. Mais le fait qu'une grande majorité des Bulgares n'ait pas jugé utile de se déplacer pour ce vote est un désaveu cinglant pour l'ensemble du monde politique.

Bulgarien Abstimmung zur Atomenergie Protest

Tout les Bulgares n'ont pas dit oui au nucléaire

Même si la majorité des Bulgares sont favorables à l'énergie nucléaire, leur abstention massive démontre leur rejet d'une classe politique qui considère l'État comme un self-service où règnent corruption et népotisme.

Pour la Süddeutsche Zeitung, ce qui aurait dû être une grande première de la démocratie directe est un échec cuisant. Certes, le site de construction visé n'était pas sûr sur le plan sismique, son coût était exorbitant et aurait renforcé encore la dépendance énergétique de la Bulgarie envers la Russie. Mais en formulant son referendum de manière aussi vague, le gouvernement bulgare a transformé ce vote en farce. S'il est bon que cette centrale ne soit pas construite là où c'était prévu, cette consultation populaire ratée est un bien mauvais service rendu à la démocratie, conclut le quotidien de Munich.

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