Le poids de l′Histoire | International | DW | 02.08.2010
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International

Le poids de l'Histoire

Le 2 août 1990, l'Irak envahissait le Koweït, déclenchant quelques mois plus tard la guerre du Golfe. Vingt ans après, les deux voisins continuent chacun à payer les conséquences de cette invasion.

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Un régiment de parachutistes britanniques

Pour le ministre irakien des Affaires étrangères, Hoshyar Zebari, la décision de Saddam Hussein d'envahir le Koweït a été « l'une des plus épouvantables » qu'il ait prises. Car elle va entraîner une riposte internationale sans appel, dont les Irakiens paient aujourd'hui encore la facture.

BGSH Saddam Hussein

Le Koweït a servi de base pour le renversement de Saddam Hussein en 2003

Quatre jours après l'invasion des forces irakiennes, le 6 août 1990, l'Onu décrète un embargo contre l'Irak avant d'autoriser, trois semaines plus tard, le recours à la force. En janvier 1991, une coalition internationale sous commandement des Etats-Unis lance l'opération « Tempête du désert » pour libérer le Koweït. George Bush senior, alors président des Etats-Unis :

« Ce que nous avons vu, c'est un redoublement des efforts de Saddam Hussein de détruire complètement le Koweït et ses habitants. J'ai donc ordonné au général Norman Schwarzkopf, en coopération avec les forces de la coalition, d'utiliser toutes les forces disponibles, y compris la force terrestre, pour éjecter l'armée irakienne du Koweït. »

Les conséquences, vingt ans après

L'opération conduit le 27 février à la libération du Koweït. Le lendemain, Bagdad accepte un cessez-le-feu. Vingt ans plus tard, le prix de l'invasion est encore lourd pour les Irakiens : ils ont déjà versé plus de 30 milliards de dollars au fonds de l'Onu pour les réparations de guerre créé en 1994 mais ils doivent encore 22 milliards. 5% sont ponctionnés sur les revenus pétroliers et gaziers du pays. Une charge qui pèse considérablement sur les efforts de redressement de l'économie.

Kuweit Erster Golfkrieg Ölquellen brennen

Des puits de pétrole en flammes, image récurrente en 1991

Pour le Koweït, les conséquences du conflit sont avant tout écologiques. Redha a-Hassan est scientifique. Il dirige le « Kuwait National Focal Point », une administration créée il y a environ un an pour éliminer les dommages environnementaux entraînés par l'invasion irakienne de 1990 :

« Saddam Hussein avait dit clairement que si ses troupes étaient boutées hors du Koweït, elles mettraient le feu partout. Et effectivement, les soldats ont incendié 798 puits de pétrole. Après quelques temps, certains puits se sont éteints, mais le pétrole a continué de jaillir. Et il s'est répandu dans le désert. »

Aujourd'hui, le désert koweitien compte encore 2.400 lacs de pétrole, une boue épaisse et hautement toxique qui n'a pas fini de polluer l'environnement car les experts n'ont pas encore trouvé le moyen de s'en débarrasser. Les Nations Unies ont promis environ trois milliards de dollars à l'émirat comme compensation pour ces dommages environnementaux. Là encore, c'est l'Irak qui va devoir payer la facture.

Auteur : Anne Le Touzé (avec afp, dw)
Edition : Marie-Ange Pioerron

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