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Le PKK remet en liberté huit Turcs

Huit prisonniers turcs détenus depuis deux ans par les rebelles du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) ont, depuis ce mercredi, retrouvé la liberté. Faut-il y voir un signe de détente entre le PKK et Ankara ?

Le drapeau du PKK avec l'éfigie de son chef historique Abdullah Öcalan

Le drapeau du PKK avec l'éfigie de son chef historique Abdullah Öcalan

Les huit hommes qui ont été libérés dans le nord de l'Irak, seraient tous sains et saufs selon les membres de la délégation venue les accueillir. Ces libérations font suite à un appel en ce sens lancé par Abdullah Öcalan, chef historique du PKK, actuellement en détention en Turquie.

Les huit Turcs, des fonctionnaires et des militaires, avaient été fait prisonniers dans le sud-est anatolien. Une région, théâtre des combats qui opposent depuis 1984 les rebelles kurdes et les forces de sécurité turques.

Vers de nouvelles relations entre Ankara et le PKK ?

Cette libération est-elle le signe du début de relations moins tendues entre les rebelles kurdes du Parti des travailleurs du Kurdistan et les autorités turcs ? Les deux parties semblent en tout cas le croire. Selon des sources gouvernementales turques et les rebelles kurdes, Abdullah Öcalan, le chef historique du PKK, devrait appeler à un cessez-le-feu unilatéral le 21 mars, à l'occasion du nouvel an kurde. Il devrait également demander un abandon complet des armes d'ici août.

Abdullah Öcalan purge depuis 1999 une peine de prison à vie

Abdullah Öcalan purge depuis 1999 une peine de prison à vie

En contrepartie, le gouvernement islamo-conservateur turc a déjà commencé à agir. La semaine dernière, il a présenté au Parlement un projet de loi qui devrait permettre la libération de certains militants kurdes accusés d'être proche du PKK.

Ces mesures seront-elles suffisante pour trouver une issue à cette crise ? Rien n'est moins sûr, quant on sait qu'en 2009, une tentative de négociation s'était soldée par un échec.

Le cessez-le-feu, une solution définitive ?

Selon certains observateurs de ce conflit entre rebelles kurdes et forces de sécurité turques, convaincre le PKK de renoncer aux armes n'est pas suffisant pour résoudre le problème de la minorité kurde vivant en Turquie.

L'une des grandes attentes de cette communauté qui représente 10 à 12 millions de personnes sur une population de 74 millions, serait la prise de mesure politique en sa faveur. À en croire de nombreux analystes, accorder aux Kurdes leur "identité politique et démocratique" est essentiel pour une résolution définitive du conflit.

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