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Vu d'Allemagne

Le parti où l'on ne dialogue pas

La presse allemande est rouge ce matin, aux couleurs du parti de la gauche radicale, Die Linke. Le départ de sa co-présidente Gesine Lötzsch, démissionnaire, renforce la crise de leadership au sein du parti.

Le retrait de Gesine Lötzsch a été accueilli avec des mots aimables, constate die tageszeitung, d'autant plus que la Berlinoise a justifié cette démission en expliquant qu'elle souhaitait pouvoir s'occuper de son mari, malade. Mais pendant les deux courtes années qu'a duré son mandat, les mots aimables ont été plutôt rares. Rapidement, le qualificatif "contestée" s'était accroché à elle. Lötzsch était, plus que d'autres, tenue pour responsable de la crise au sein du parti.

Gesine Lötzsch a passé moins de deux ans à la tête du parti

Gesine Lötzsch a passé moins de deux ans à la tête du parti

Si l'on respecte sa démission, on note aussi l'espoir que Die Linke puisse retrouver le succès avec de nouveaux dirigeants. Mais selon la taz, ce dont a besoin le parti, ce n'est pas de nouvelles têtes, c'est de nouvelles idées dans une période de crise financière où beaucoup cherchent avant tout la sécurité dans la conservation de ce qui existe, plutôt que dans le changement, aussi nécessaire qu'il soit.

La Frankfurter Allgemeine Zeitung se montre également très critique. Pour le journal, Die Linke n'a jamais appris qu'il faut que tout le monde se parle. La preuve : il n'y a qu'à voir l'impuissance à surmonter une crise de leadership qui dure depuis plus de deux ans maintenant. Personne dans ce parti ne sait formuler les questions de manière à ce que, même s'il faut en passer par des disputes, il en ressorte une position politique.

La Süddeutsche Zeitung commente l'annonce de la tenue, le 6 mai, d'élections législatives anticipées en Grèce. Il y a des gens qui disent que la dernière chose dont a besoin la Grèce actuellement, c'est de l'instabilité qui accompagne une élection. Mais si le sauvetage d'un pays ne s'accomode plus de la démocratie, alors le démocrate peu aussi se passer du sauvetage. Il ne faut pas oublier que c'est la première fois depuis l'éclatement de la crise, fin 2009, que l'on demande son avis au peuple grec.

La place Syntagma, à Athènes, est devenue le symbole de la contestation contre la politique d'austérité

La place Syntagma, à Athènes, est devenue le symbole de la contestation contre la politique d'austérité

Depuis, la vie des Grecs a été complètement chamboulée. Il est bon qu'ils aient maintenant le droit de voter. Ce qui serait encore mieux, c'est qu'ils aient vraiment le choix entre autre chose que la peste et le choléra. Et le journal rappelle que le paysage politique grec est dominé par deux partis : la formation socialiste Pasok et celle, conservatrice, de la Nea Dimokratia, la Nouvelle démocratie. Pas de rénovateur en vue.

Auteur : Sébastien Martineau
Édition : Konstanze von Kotze

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