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Europe

Le Parlement européen déplore l'abandon des symboles de l'Union

Dans un rapport voté mercredi en séance plénière, l'eurodéputé allemand Jo Leinen s'est ému de certaines dispositions du futur Traité. Notamment la possibilité accordée aux Britanniques de refuser la Charte des droits fondamentaux.

L'eurodéputé allemand Jo Leinen, rapporteur du texte voté par le Parlement

L'eurodéputé allemand Jo Leinen, rapporteur du texte voté par le Parlement

Le Parlement européen a établi sa position à deux semaines de l'ouverture de la Conférence intergouvernementale (CIG) le 23 juillet. Celle-ci sera chargée de dégager un consensus sur le texte du futur Traité.

La Présidence portugaise de l'Union espère parvenir à un accord avant la fin de l'année et, dans le meilleur des cas, pour le Conseil d'automne qui se tiendra au mois d'octobre.

Le rapporteur du texte voté par le Parlement, l'Allemand Jo Leinen, Président de la Commission des affaires institutionnelles, a appelé la Présidence portugaise à faire preuve de fermeté envers ceux qui seraient tentés de renégocier le mandat de la CIG et donc de rouvrir les négociations sur certains points. Le gouvernement polonais n'a pas caché qu'il était en effet tenté de revenir sur le compromis établi en juin à Bruxelles sur le nombre de voix par pays lors des votes au Conseil des ministres.

Jo Leinen a également déploré l'abandon des symboles de l'Union (hymne et drapeau) qui ne seront pas inscrits dans le Traité. Enfin, il a mis en garde contre le rique de dérive vers une "Europe à deux vitesses" que fait planer la multiplication des "opting-out". Ce droit au retrait permet ainsi à la Grande-Bretagne de refuser d'appliquer la Charte des droits fondamentaux.

A écouter aussi dans cette émission :

  • La revue de la presse européenne sur la visite impromptue de Nicolas Sarkozy, lundi, au Conseil des ministres des finances. Une pratique inhabituelle puisque ce sont les ministres et non les chefs d’état qui se rencontrent. Mais le sujet était grave puisqu’il s’agissait des dérapages budgétaires induits par les promesses électorales du Président français. Si l'accueil a été plutôt froid, les déclarations des différents ministres, mais aussi de Jean-Claude Juncker, le président de l'euro zone, ont montré que pour l'instant, la volonté était à l'apaisement entre l'Union européenne et la France.
  • Le reportage de notre édition. Nous allons nous intéresser au Parlement européen, cet « objet votant non identifié » comme on a pu le définir parfois tant il est mal connu du grand public. Et pourtant, cette assemblée de 785 députés gagne de plus en plus de pouvoir à Bruxelles, face aux deux autres institutions que sont la Commission et le Conseil. Notamment grâce à un mode de vote qu’on appelle la codécision et qui fait que de plus en plus de lois européenne sont votées à la fois par le Parlement et le Conseil, dans une espèce de navette parlementaire entre ces deux chambres. Une situation comparable au duo institutionnel américain constitué par la Chambre des représentants et le Sénat. Un reportage de notre correspondante à Bruxelles, Clarisse Sérignat.
  • Date 12.07.2007
  • Auteur Jean-Michel Bos
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  • Date 12.07.2007
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