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International

Le Pakistan dans la coalition au Yémen?

Un onzième pays pourrait rejoindre la coalition arabe qui combats les rebelles houthis au Yémen: le Pakistan. Mais ça ne plaît pas du tout à la population. Le gouvernement tente de convaincre la classe politique.

Le Premier ministre pakistanais Nawaz Sharif doit beaucoup au régime saoudien

Le Premier ministre pakistanais Nawaz Sharif doit beaucoup au régime saoudien

Faut-il rejoindre la coalition contre la rébellion chiite au Yémen ? Voilà deux semaines que la question agite l'opinion et la classe politique pakistanaise. L'Arabie saoudite a déjà fait savoir qu'Islamabad avait offert son aide. Lors d'une conférence de presse tenue par l'armée saoudienne le 31 mars à Riyad, le drapeau pakistanais se dressait au fond de la salle, parmi ceux des pays de la coalition.

Attiser les tensions religieuses

En réalité, Islamabad hésite à s'engager. La population pakistanaise voit d'un mauvais œil que des soldats partent au Yémen : le pays se bat déjà contre les Talibans depuis 10 ans. Beaucoup craignent que le conflit au Yémen attise les tensions entre chiites et sunnites au Pakistan. Et dans les rangs de l'armée, certains officiers sont réticents à l'idée de livrer une guerre qui n'est pas la leur.

Malgré tout, le gouvernement ne veut pas déplaire à son allié. Le premier ministre Nawaz Sharif doit beaucoup au régime saoudien, qui l'a sorti prison lorsqu'il avait été renversé par un coup d'État militaire en 1999. Nawaz Sharif avait ensuite vécu en exil à Jeddah jusqu'en 2007. Et l'Arabie saoudite est l'un des premiers bailleurs de fonds du Pakistan. Riyad a prêté un milliard et demi d'euros l'an dernier. L'implication du Pakistan dans le conflit yéménite paraît inévitable.

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