Le nouveau président français à Berlin | Allemagne | DW | 16.05.2012
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Allemagne

Le nouveau président français à Berlin

François Hollande s’est rendu directement après son investiture à Berlin, où il a été reçu avec les honneurs militaires, avant de s’entretenir avec la chancelière Angela Merkel. Qu'en est-il ressorti finalement ?

Ce qu'il faut retenir de cette rencontre et Angela Merkel et François Hollande l’ont rappelé à plusieurs reprises, c'est qu'il s’agissait avant tout de faire connaissance, et non de prendre des décisions. La chancelière allemande et le président français ont toutefois évoqué les grands dossiers du moment, et en particulier la Grèce qu’ils veulent tous les deux voir rester dans la zone euro.

On a donc vu hier deux dirigeants prêts à travailler ensemble notamment sur le dossier grec, même s’ils ont reconnu qu’ils n’étaient pas d’accord sur la politique à mener pour relancer l’Europe. Angela Merkel mise sur la rigueur et les réformes structurelles tandis que François Hollande prône des mesures de soutien à la croissance. Il a aussi bien sûr été question du pacte européen de discipline budgétaire auquel le président français continue de vouloir ajouter un volet croissance. Et pour reprendre l’expression du chef de l’Etat, tout sera mis sur la table lors d’un Conseil informel le 23 mai.

German Chancellor Angela Merkel and French President Francois Hollande review the guard of honour at the Chancellery in Berlin, May 15, 2012. Hollande called for a European pact for growth to balance out German-driven austerity measures in his inaugural address on Tuesday, hours before taking his challenge to Chancellor Angela Merkel in Berlin. Sworn in with all the pomp of the French Republic, Hollande won support from Germany's opposition Social Democrats (SPD), who vowed to use their parliamentary blocking power to delay ratifying a European budget discipline treaty until Merkel accepts accompanying measures to boost growth and jobs. REUTERS/Fabrizio Bensch (GERMANY - Tags: POLITICS)

On a donc vu hier deux dirigeants prêts à travailler ensemble

Réactions de la classe politique allemande

Le message rassurant est passé : on est désormais sûr qu’il n’y aura pas de rupture du tandem franco-allemand. C’était bien évidemment la plus grande crainte. Et la nomination au poste de Premier ministre de Jean-Marc Ayrault, germanophone et germanophile – c’est un ancien professeur d’allemand – est elle aussi interprétée comme un très bon signe.

Et à propos de la Grèce qui doit rester dans la zone euro, le ministre allemand des Finances, a mis de l'eau dans son vin : Wolfgang Schäuble est en effet légèrement revenu sur ses propos. La semaine dernière, il avait déclaré que la zone euro pourrait supporter une sortie de la Grèce. Ce matin, il a repris ce que François Hollande et Angela Merkel ont dit hier soir à Berlin, tout en précisant qu’Athènes devait être prête à accepter l’aide qui lui est proposée.

Quelques inquiétudes se font entendre ici et là : la chancelière est affaiblie après la débâcle qu’a subi son parti, la CDU, lors des élections régionales de dimanche en Rhénanie du Nord-Westphalie. Et certains craignent que le nouveau président français n’en profite pour tisser de nouvelles alliances en Europe, au détriment de l’Allemagne.

Auteur : Audrey Parmentier / Anne Le Touzé
Edition : Kossivi Tiassou

Écouter l'audio 02:00

"C'est qu'il s’agissait avant tout de faire connaissance, et non de prendre des décisions" (Audrey Parmentier à Berlin)

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