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Vu d'Allemagne

Le nouveau parti de gauche

Ce matin, c’est le nouveau « Parti de gauche » qui est au cœur des commentaires de la presse allemande. Le parti néo-communiste, le PDS, a en effet décidé hier de changer d’appellation pour pouvoir présenter des listes communes avec la WASG, la toute récente formation de gauche, aux élections législatives anticipées qui devraient avoir lieu en septembre.

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Le PDS est en liesse. Pas seulement à cause des bons résultats électoraux que lui prédisent les sondages, mais parce qu’il considère son changement de nom comme un pas historique. C’est ce que rapporte la tageszeitung. Cet enthousiasme provient de l’espoir que suscite ce nouveau nom de « Parti de gauche », l’espoir d’une fusion avec la WASG. Ce qui permettrait au parti néo-communiste enraciné en ex-Allemagne de l’Est de s’établir enfin à l’Ouest. D’où la Une de la taz : « Le PDS jubile : le Mur n’est plus ! », en allusion, bien sûr au Mur de Berlin, détruit il y a 15 ans. La tageszeitung publie également une interview avec une responsable du PDS, qui assure que le programme politique de la formation reste le même. Et qui reconnaît qu’il est impossible de déterminer à quel point les dérapages populistes d’Oskar Lafontaine, chef du futur allié, la WASG, ont joué en faveur des bons résultats prédits à l’alliance de gauche dans les sondages.

Die Welt note que les réactions à la création symbolique du nouveau « Parti de gauche » ont montré la crainte des autres partis de voir émerger une nouvelle formation rivale. Le quotidien écrit que du SPD, social-démocrate, à la CSU, parti des chrétiens conservateurs de Bavière, on espère effacer la « liaison » PDS-WASG et son programme – que le journal qualifie au passage de « social-réactionnaire » – comme le ferait une bonne lessive avec une tâche de chocolat. Die Welt estime cependant que la nouvelle formation de gauche peut servir aux grands partis. La nouvelle alliance attise la nostalgie d’un état-providence lénifiant et d’une ère anti-capitaliste, écrit le journal. Ce qui permettra aux chrétiens-démocrates de faire valoir le nombre plus important de leurs voix, pour mettre en avant la mission que lui auront confiée les électeurs : mettre en pratique, au contraire, des réformes en faveur de l’économie de marché.

La Süddeutsche Zeitung rappelle qu’il existait en Allemagne, entre 1950 et 1961, un parti qui s’appelait la « Fédération des exilés de force et des spoliés ». Et le quotidien se demande si ce nom n’aurait pas été plus adéquat que « Parti de gauche ». Parce que, d’une part, le PDS rallie les anciens de RDA et que, d’autre part, ce sont les refoulés du SPD qui trouvent refuge à la WASG. Sans oublier les millions de personnes qui affirment aux sondeurs soutenir la nouvelle formation, autant d’électeurs qui ne trouvent plus leur place dans le paysage politique actuel.

La Frankfurter Rundschau explique que la « vision » politique qui donne des ailes au PDS, c’est la perspective d’obtenir enfin un résultat à deux chiffres aux élections… en promettant à ses électeurs un pays de Cocagne : la fin de la pauvreté en Allemagne, un revenu minimum de 750 euros par mois, des retraites suffisantes à l’Est comme à l’Ouest, des crèches et des universités gratuites, la fin des missions internationales de la Bundeswehr, ainsi que l’abandon du nucléaire. Une utopie qui ne manquerait pas de décevoir si le parti arrivait au pouvoir, écrit le journal, et s’il devait se confronter à la réalité du gouvernement.

  • Date 18.07.2005
  • Auteur Sandrine Blanchard
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