1. Inhalt
  2. Navigation
  3. Weitere Inhalte
  4. Metanavigation
  5. Suche
  6. Choose from 30 Languages

Vu d'Allemagne

Le "NON" hongrois à l'accueil de migrants et réfugiés

En Hongrie, le résultat du référendum sur l'immigration a été salué par le Premier ministre Viktor Orban, qui rejette la politique européenne de quotas de migrants attribués par Bruxelles à chaque pays membre de l'UE.

La quasi-totalité des Hongrois qui ont voté dimanche (plus de 98%) ont dit non à la politique européenne de quotas d‘accueil de migrants. Mais ce référendum boycotté par l’opposition n'a attiré que 40% des électeurs alors qu'il en fallait 50% pour que son résultat soit valide. Cependant le Premier ministre hongrois, se voit confirmé dans ses positions. Viktor Orban a annoncé son intention de réformer la Constitution afin d'empêcher l'Union européenne d'installer des migrants en Hongrie contre la volonté de Budapest. La Frankfurter Allgemeine Zeitung fait partie des voix critiques qui soulignent l’invalidité du référendum en raison d’un taux de participation insuffisant…"Les citoyens hongrois, sceptiques, ont remarqué qu’il ne s’agissait pas là d’une décision importante. Ils n’ont pas cru à la propagande gouvernementale".

Budapest Ungarn Referendum Plakate (imago/EST&OST)

Texte de l'affiche à Budapest : "Ne prenons pas de risques! Votons NON!



Sur le même ton le quotidien régional Magdeburger Volksstimme suppose" que ce référendum a montré que de nombreux Hongrois en ont assez de la polémique ennuyeuse de leur tribun populiste qui ne fait que détourner l’attention des vrais problèmes sur le plan politique intérieur…Un jour ou l’autre, les Hongrois pourraient réaliser que leur plus gros problème n’est pas la politique migratoire, mais Orban lui-même ! ", souligne l’éditorialiste.

Ungarn Premierminister Viktor Orban (picture-alliance/NurPhoto/K. Dobuszynski)

Le chef du gouvernement hongrois Viktor Orban, a annoncé son intention de réformer la Constitution afin d'empêcher l'Union européenne d'installer des migrants en Hongrie contre la volonté de Budapest.


La Süddeutsche Zeitung estime que "Le manque de participation n’intéresse pas le chef du gouvernement. Le partisan d’une démocratie non libérale considère que ceux qui sont restés à la maison font partie de la majorité silencieuse qui approuve ses positions sur l’immigration…Ce qui intéresse davantage Orban sont les 98% de votants, -un score presque stalinien- qui ont répondu NON à la question de savoir si le pays doit accueillir des réfugiés selon des quotas imposés par l’UE sans l’avis du Parlement hongrois. Cela le confirme dans ses convictions, conclut le quotidien de Munich".

 

Autre thème: Le 3 octobre, journée de fête nationale allemande

 

Plusieurs journaux déplorent l'attitude de certains Saxons à Dresde lors des célébrations  du 26ème anniversaire de la "Journée de la Réunification allemande". La chancelière allemande Angela Merkel comme  d’autres hauts responsables gouvernementaux ont été accueillis par des huées et invectives de la part de  partisans de l'extrême-droite xénophobe.  

 

Deutschland Protest am Tag der Deutschen Einheit (Reuters/F. Bensch)

A Dresde le 3 octobre, des manifestants avec une pancarte "Merkel muss weg!" (Merkel doit partir!)

Sous le titre "Journée de la populace allemande", la taz, die tageszeitung se montre choquée: "Ce n’était que quelques centaines de personnes qui ont fait que cette journée de la Réunification allemande à Dresde restera (de manière négative) dans les mémoires. Ces extrémistes de droite sont parvenus à occuper l’espace public lors d’une journée suivie non seulement par l’opinion publique allemande mais aussi internationale... Les images de cette populace vindicative et haineuse diffusées de par le monde ne contribueront pas à présenter l’Allemagne comme un pays pacifique! Le quotidien de Berlin déplore que l’image de la République Fédérale d’Allemagne ait été ainsi souillée."

default

Votre avis nous intéresse !

Vous souhaitez réagir à l'actualité, donner votre avis sur le programme ou tout simplement dire bonjour ? Envoyez un courriel à francais@dw.com ou laissez un message sur notre page Facebook DW Francais.

Réagissez à l'actualité sur notre page Facebook !