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Afrique

Le Niger en deuil

Les Nigériens observent depuis hier trois jours de deuil national. Un deuil décrété par le gouvernement après la mort, vendredi dernier, de neuf soldats nigériens membres du contingent des Nations unies déployé au Mali.

Cette attaque meurtrière, revendiquée par le MUJAO, le Mouvement pour l’Unicité et le Jihad en Afrique de l’Ouest, relance le débat sur les stratégies à mettre en œuvre pour combattre ces groupes qui écument le nord du Mali.

Le groupe djihadiste qui a revendiqué l'embuscade n’en est pas à son coup d’essai. Le MUJAO est déjà responsable de la mort de deux Casques bleus sénégalais, mais aussi d’un otage français. Du coup, l’attaque du week-end dernier, porte à 30 le nombre de victimes dans les rangs de Mission de l’Onu au Mali depuis son déploiement, le 1er juillet 2013.

Des membres du MUJAO au Mali en 2012

Des membres du MUJAO au Mali en 2012

La lutte continue

La mort de ces neufs soldats nigériens a créé un choc, mais les autorités nigériennes n’entendent pas baisser les bras. Mohamed Ben Omar, le quatrième vice-président de l’Assemblée nationale du Niger :

"Ces hommes sont tombés sur le champ d’honneur, au nom d’une cause noble, que nous avons toujours défendue. Et je pense que le Nord Mali doit être libéré, il doit être pacifié. Et tous les narcotrafiquants et autres terroristes seront combattus jusqu’à leur dernier retranchement. Et c’est une mission que tous les Etats qui partagent cette bande sahélo-saharienne se sont donnés.

Par ailleurs, la MINUSMA doit repenser ses méthodes, elle doit repenser son occupation de l’espace. Et les jours à venir, les semaines à venir vont être suffisamment électriques dans cette chasse aux narco-trafiquants et autres terroristes."

Nigerianische Truppen bereiten sich auf Einsatz in Mali vor

L'ONU va peut-être devoir revoir sa stratégie

Inefficacité de la MINUSMA?

Il est vrai que l’intervention internationale, conduite par la France a permis de chasser les jihadjistes qui occupaient les principales villes du nord du Mali. Mais la difficulté réside dans la nature même du combat de l'ennemi. Contrairement aux armées constituées, les djihadistes optent pour une guerre asymétrique, attentats terroristes et engins explosifs piégés, enlèvements et prises d’otages. Ce qui rend obsolètes certaines méthodes "traditionnelles".

Mardi, les dépouilles des neufs soldats tués seront rapatriées au Niger, où sont prévues des obsèques nationales.Cette attaque meurtrière, revendiquée par le MUJAO, le Mouvement pour l’Unicité et le Jihad en Afrique de l’Ouest, relance le débat sur les stratégies à mettre en œuvre pour combattre ces groupes qui écument le nord du Mali.

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