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Afrique

Le MPLA réuni à un an de la présidentielle

C'est le septième congrès ordinaire du MPLA depuis l'arrivée au pouvoir du président Eduardo dos Santos, 73 ans. La question de sa succession est ouverte, mais les observateurs ne se font pas d'illusions.

Au cours de cette septième grand-messe du MPLA depuis 1979, une décision sera vite prise: celle de la réélection du chef du parti, à son propre poste. Eduardo dos Santos est le seul candidat -et le seul chef d’État que Pedrowski Teca, journaliste, ait connu. Il est né en 1986, sept ans après l’arrivée au pouvoir de dos Santos et connaît bien l'influence du parti dans la vie quotidienne des Angolais: l'appartenance au MPLA est indispensable, "si tu veux obtenir une bourse d’étude ou un travail, tu dois faire partie du MPLA. Sans ton livret du MPLA, tu n’as aucune chance", rapporte Pedrowski Teca, qui couvrira le congrès pour le journal hebdomadaire Folha 8. Il n'en attend pas grand chose: "Cette fois encore, ils vont laisser les anciens au pouvoir. 98 pourcents des représentants provinciaux sont réélus par acclamation. Même chose pour le poste de chef du parti. Ce n’est pas une démocratie, c’est une farce !"

José Filomeno dos Santos

José Filomeno dos Santos dirige le fonds souverain angolais, un fonds public d'investissement

Filomeno Dos Santos, pressenti

Le parti a bien exprimé le souhait de rajeunir son élite et près de la moitié des postes doivent être renouvelés à la tête du parti. De belles promesses qui laissent les observateurs sceptiques, à l’image de l’analyste et défenseur des droits de l’Homme Willy Piassa, selon qui "ce sommet sera consacré, comme les précédents à la question du maintien au pouvoir du MPLA. Les intérêts de ses dirigeants précèdent ceux du peuple. Un glissement vers un système monarchique est de plus en plus vraisemblable. À la manière du Togo, du Gabon ou de la Guinée équatoriale : le fils aîné du président pourrait devenir son successeur." Une thèse reprise dans les rares médias d'opposition. Filomeno Dos Santos, 38 ans est à la tête du fonds souverain angolais depuis trois ans, son père a promis de quitter le pouvoir en 2018, donc un an après l’échéance présidentielle de 2017. Alors de changement, il n'est pas question, pour la politique comme pour l'économie, explique Willy Piassa: "Je n’attends aucune réponse aux grandes questions économiques, de ce congrès du parti. Il y a par exemple le chômage, l’inflation galopante, l’état des approvisionnements ou le manque de devises." Près de 2600 délégués sont venus de toutes les provinces du pays pour assister au congrès, jusqu'à samedi, et éliront leur président comme leurs députés.

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