Le mouvement pour la démocratie en Egypte se poursuit | Afrique | DW | 13.07.2011
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Afrique

Le mouvement pour la démocratie en Egypte se poursuit

De nombreux Egyptiens sont mécontents de la lenteur du processus de réformes promis par le Conseil suprême des forces armées qui dirige le pays depuis la chute du président Hosni Mubarak, le 11 février dernier

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Contestation contre le conseil militaire sur la place Tahrir au Caire

Hier encore sur la place Tahrir au Caire, plusieurs milliers de manifestants ont exigé le départ de Hussein Tantawi, qui dirige ce Conseil. Mais cet organe suprême des forces armées a réitéré sa détermination d’assurer entièrement la destinée de l’Egypte.

Les manifestants semblent tout aussi déterminés à poursuivre leur lutte pour la démocratie. Plusieurs milliers de personnes ont encore défilé dans les rues du Caire hier soir pour exiger la fin de la domination des militaires.

De nombreuses banderoles et pancartes revendiquent avant tout que justice soit faite. Les responsables de l’ancien régime et leurs hommes de main doivent enfin être jugés et aussi bien sûr l’ex - chef de l’Etat, Hosni Mubarak comme le crie ce manifestant:

"Comment est - ce possible qu’ Hosni Mubarak soit soigné dans une clinique sept étoiles, tandis que ceux qui ont été blessés pendant la révolution sont soignés dans de misérables hôpitaux , ou pire encore, ne soient même pas soignés du tout ? Est-ce acceptable ?... Non, et nous sommes pour un procès juste... Tout ceux qui ont volé le peuple et tué doivent payer pour leurs crimes..."

Les manifestations se répètent chaque jour, l’impatience grandit au Caire, à Alexandrie ou à Suez. Mais jusqu’ici, les forces de sécurité se font discrètes et les comités de citoyens assurent la sécurité. Après plusieurs jours de silence, le Conseil suprême des forces armées a fait une déclaration, lue par le General Mohsen al Fangari.

Ägypten Kairo Proteste

Vendeur de rue sous une bannière avec le slogan: 'La révolution d'abord!'

Le général a assuré que le commandement militaire ne changeráit pas ses plans: d’abord des élections parlementaires doivent avoir lieu, ensuite on mettra en place une nouvelle Constitution, avant d’organiser une élection présidentielle. Al Fangari a averti les manifestants de ne pas déranger l’ordre public. Le général a en outre rejeté la revendication de supprimer les tribunaux militaires.

Depuis le début du mouvement révolutionnaire, au moins 7.000 citoyens ont été arrêtés, dont de nombreux ont dû comparaître devant des tribunaux militaires.

La colère grandit dans le pays

Immédiatement après le communiqué du Conseil hier soir, des milliers d’Egyptiens laissaient libre cours à leur colère sur le réseau social Twitter. Une colère renforcée encore par la déclaration d’un autre membre du Conseil suprême des forces armées qui a laissé entendre que les élections législatives n'auront peut-être pas lieu avant novembre, soit deux mois plus tard que prévu.

Nombre d'Egyptiens reprochent au Conseil militaire de retarder délibérément le procès des caciques de l'ancien régime. Celui de l'ancien raïs, toujours hospitalisé à Charm el Cheikh, doit normalement s'ouvrir le 3 août prochain.

Même la nouvelle de la démission du vice -Premier ministre Yehia el Gamal et de la condamnation à des peines de prison de trois ex-ministres n’ont pas calmé l’ardeur des protestataires. Ils ont annoncé vouloir continuer à manifester jusqu’à ce que toutes leurs revendications aient été satisfaites.

Auteur: Bettina Marx / Philippe Pognan
Edition: George Ibrahim Tounkara

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