1. Inhalt
  2. Navigation
  3. Weitere Inhalte
  4. Metanavigation
  5. Suche
  6. Choose from 30 Languages

International

Le monde économique a-t-il choisi le camp de Madrid contre Barcelone ?

La Caixa, troisième banque d'Espagne, a retiré son siège social de Barcelone vendredi. Elle suit ainsi la Banco Sabadell, deuxième banque d'Espagne qui déplace elle son siège social à Alicante.

L'économie de Catalogne va-t-elle souffir de la crise suite au référendum d'indépendance ? Vendredi, coup sur coup, Caixa, troisième banque d'Espagne et Banco Sabadell, deuxième banque d'Espagne ont retiré leur siège social de Catalogne. Depuis, les cours de ces deux entreprises ont grimpé en bourse, signe que les milieux financiers préfèrent des entreprises qui restent au sein de l'Union européenne. Les institutions financières craignent aussi de perdre l'accès aux crédits de la Banque centrale européenne au cas où elles resteraient en Catalogne et que la région venait à quitter l'Espagne et l'UE. 

"L'indépendance de la Catalogne serait un grand choc et un grand problème à la fois pour la région et pour l'Espagne", estime Guntram Wolff, qui dirige le think tank bruxellois Bruegel. "Il y a déjà des turbulences qui créent beaucoup d'incertitudes, beaucoup de pression sur les marchés financiers, mais aussi dans les entreprises qui sont très dépendantes des exportations", explique-t-il. Mais Guntram Wolff estime que le débat n'est aujourd'hui plus rationnel et empêche les protagonistes de trouver un compromis. 

 

Les avertissements du FMI

Au delà de l'UE, les prises de parole vont dans le même sens. Andrea Schaechter, la cheffe de mission pour l'Espagne au Fonds Monétaire International, a déclaré ce vendredi que "les tensions et l'incertitude" liées à la crise entre Madrid et les dirigeants séparatistes catalans pourraient "peser sur la confiance et les décisions d'investissement" dans le pays. Mais le Fonds monétaire international reconnait que les perspectives économiques du pays pour 2017 restent "solides".  

 

Un jeu dangeureux pour l'Espagne

Dans ce bras de fer politique, Madrid utilise tous ses atouts, y compris celui de l'économie. Le gouvernement espagnol a adopté un décret simplifiant la procédure de changement de siège social des entreprises qui a pour effet de faciliter la tâche des entreprises qui souhaitent quitter la Catalogne - et les premiers effets se sont fait ressentir avec la Caixa ou Banco Sabadell.

Spanien Madrid Premierminister Rajoy Rede zu Referendum Kataloniens (Reuters/S. Perez)

Le Premier ministre espagnol Mariano Rajoy

" C'est vraiment une situation qui est assez dangereuse pour l'économie catalane à court terme. Il faudra trouver un compromis entre les parties, et dans ce compromis, il faudra réformer le fonctionnement de l'Etat espagnol, peut être avec des régions qui ont un peu plus d'autonomie qu'actuellement" estime Guntram Wolff.

Pour lui, chaque camp joue un jeu dangereux dont les conséquences économiques sont encore difficiles à évaluer. Seul signe d'appaisement, peut-être, le président catalan Carles Puigdemont a annoncé vendredi qu'il repoussait son intervention devant le Parlement catalan, initialement prévue pour lundi. Les séparatistes envisageaient une déclaration d'indépendance unilatérale au cours de cette séance.

default

Votre avis nous intéresse !

Vous souhaitez réagir à l'actualité, donner votre avis sur le programme ou tout simplement dire bonjour ? Envoyez un courriel à francais@dw.com ou laissez un message sur notre page Facebook DW Francais.

Réagissez à l'actualité sur notre page Facebook !