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Vu d'Allemagne

Le message du Kremlin à l'opposition

Dans les kiosques ce jeudi, il est beaucoup question de la justice russe. Un tribunal de Moscou a choisi de relâcher l'une des trois chanteuses du groupe punk Pussy Riot. Les deux autres ont vu leurs peines confirmées.

Maria Alekhina, Ekaterina Samoutsevitch et Nadejda Tolokonnikova

Maria Alekhina, Ekaterina Samoutsevitch et Nadejda Tolokonnikova

La justice russe se montre clémente et fait grâce à l'une des trois chanteuses de Pussy Riot de sa peine de 2 ans en camp d'internement. Mais pour la Frankfurter Rundschau, ce qui peut apparaître comme un retournement de situation surprenant, dans ce procès qui bénéficie d'une forte attention à l'étranger, est en réalité une nouvelle farce.

Des soutiens du groupe punk ont manifesté devant le tribunal mercredi à Moscou

Des soutiens du groupe punk ont manifesté devant le tribunal mercredi à Moscou

Si Ekaterina Samoutsevitch (au centre sur la photo) est libérée, c'est seulement parce que la police l'avait arrêtée avant qu'elle ne puisse pénétrer dans la cathédrale du Christ-Sauveur à Moscou. Les juges ont donc décidé ce qui suit : protester contre Poutine, c'est s'exposer au camp d'internement, tenter de protester, c'est seulement risquer la mise à l'épreuve.

Et die tageszeitung confirme qu'en effet ce verdict n'est en rien un signe de faiblesse. Le journal rappelle qu'au début de cette procédure en appel, Ekaterina Samoutsevitch avait choisi de changer d'avocats. Son insatisfaction vis-à-vis du collectif d'avocats d'origine et le verdict de mercredi ne doivent sans doute rien au hasard. Le pouvoir russe fait tout pour semer la discorde et pour briser les rangs des contestataires. La manière de traiter Pussy Riot est aussi un signal pour l'opposition : « Nous ne faiblissons pas, et vous serez peut-être les prochains. »

Plusieurs manifestations avaient été organisées pour dénoncer le jugement de Cologne, comme ici à Berlin le 9 septembre

Plusieurs manifestations avaient été organisées pour dénoncer le jugement de Cologne, comme ici à Berlin le 9 septembre

La Süddeutsche Zeitung choisit quant à elle de revenir sur le projet de loi du gouvernement allemand sur la circonsision. Cette loi n'était pas nécessaire, mais elle l'est devenue. Un tribunal, un seul tribunal, à Cologne, a décidé d'aller à l'encontre d'une jurisprudence bien établie. Ce tribunal a estimé que la circoncision de petits garçons était répréhensible. Ce tribunal a voulu criminaliser les parents qui voulaient suivre leur religion.

Cela arrive tous les jours qu'un tribunal défende une vision du droit différente d'autres tribunaux. Il ne faut pas une loi pour autant. Mais les réactions du grand public au verdict de Cologne ont été si vives, que le droit existant en a été ébranlé. Ce verdict a ouvert les vannes non seulement à la discussion sur la légalité, mais aussi à l'absurdité, à la perfidie, au cynisme. Ce projet de loi vient mettre de l'ordre dans ce grand n'importe quoi.

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