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Afrique

Le Mali sollicite l'aide de la Cédéao

Une aide pour libérer le Nord-Mali, aux mains des islamistes. Le président Dioncounda Traoré a finalement saisi la Cédéao dans ce sens et c'est un diplomate français qui révèle l'information.

Dioncounda Traoré et son Premier ministre Cheick Modibo Diarra

Dioncounda Traoré et son Premier ministre Cheick Modibo Diarra

C'est le représentant spécial de la France pour le Sahel, Jean Felix-Paganon, qui a révélé l'information au terme d'une rencontre avec les autorités burkinabés. Si l'on en croit le diplomate français, le président ivoirien Alassane Ouattara, qui préside actuellement la Cédéao (Communauté économique des États d'Afrique de l'Ouest), l'a personnellement informé de la requête formulée par le président malien Dioncounda Traoré, afin que l'organisation sous-régionale aide son pays à reconquérir les zones sous contrôle des islamistes.

Pas encore de confirmation

Pour l'instant, pas de confirmation de la part des autorités maliennes, que nous avons tenté en vain de joindre, le gouvernement étant en conseil des ministres. Mais, si cette demande d'intervention venait à être confirmée par Bamako, ce serait sans aucun doute un développement important dans la crise qui secoue le Mali. Comment réagit la classe politique malienne à cette nouvelle donne ? Boubacar Touré est le secrétaire à la communication du RPM, le Rassemblement pour le Mali :

« Nous, avons toujours dit : pas d'intervention étrangère à moins que cela ne soit jugé indispensable après une évaluation faite par l'État. Parce que, on appuie quelqu'un avec ce dont il a besoin. Si le besoin est d'ordre formation, équipement, alors, d'accord pour l'appui de la Cédéao. Si le besoin est humain après évaluation et si c'est aussi l'avis de l'armée, il n'y a pas d'inconvénient à cela. »

Symbolbild Rebellen Mali Timbuktu Weltkulturerbe zerstört

Les islamistes se préparent pour la bataille du Nord

Une question cependant : pourquoi le Mali a-t-il attendu jusque-là pour introduire cette démande auprès de la Cédéao ? Luc Ibriga est un politologue burkinabé :

« Aujourd'hui, force est de reconnaître que le Mali n'a pas les moyens de faire face aux forces qui occupent le nord du pays. »

L'aval des Nations unies

La Cédéao s'est déclarée prête à envoyer sur place une force de quelque 3.300 soldats, mais souhaite obtenir un mandat de l'ONU pour ce déploiement. Un mandat indispensable, selon Luc Ibriga :

« L'aval des Nations unies permettra aux pays de la Cédéao de disposer d'un appui logistique pour la couverture aérienne de la part des États-Unis et de la France. Ces pays pourraient aussi apporter une assistance dans le cadre de la fourniture d'informations grâce aux satellites dont ils disposent. Cela permettra de localiser les forces rebelles. »

On le voit donc, il faudra encore du temps avant que le Mali ne puisse un jour recouvrer la totalité de son territoire. Un temps que les islamistes vont certainement mettre à profit pour consolider leur présence dans les zones qu'ils contrôlent.

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