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Afrique

Le Mali a les yeux tournés vers Kidal

Plus d'un mois après la signature de l'accord de Ouagadougou entre Bamako et les rebelles touaregs, la situation à Kidal, au Nord-Mali, reste préoccupante. Le premier tour de la présidentielle a lieu dans six jours.

Dioncounda Traoré (à droite) lors de sa rencontre avec Ibrahim Ag Assaleh, du MNLA, la 21 juillet

Dioncounda Traoré (à droite) lors de sa rencontre avec Ibrahim Ag Assaleh, du MNLA, la 21 juillet

Dimanche 21 juillet, des représentants du Mouvement national de libération de l'Azawad (MNLA), et du Haut conseil pour l'unité de l'Azawad (HCUA), les deux groupes rebelles touareg signataires de l'accord, ont rencontré le président de transition Dioncounda Traoré. Une rencontre en prélude à une réunion de suivi-évaluation des accords de Ouagadougou qui se tient ce lundi à Bamako.

Kidal au centre des discussions

Pour cette réunion de suivi de l'accord du 18 juin, les discussions devraient être axées sur Kidal. À une semaine de l'élection présidentielle du 28 juillet la situation sécuritaire dans la région de Kidal n'est en effet pas de nature à rassurer. Après les violences meurtrières entre communautés, qui ont fait au moins quatre morts selon un dernier bilan officiel, cinq agents électoraux et un élu local qui préparaient le scrutin ont été enlevés samedi à Tessalit, au nord de Kidal, par des hommes armés.

Les otages ont finalement été remis en liberté dimanche et un membre du MNLA, présenté comme l'instigateur des enlèvements, a été arrêté. Le porte-parole des rebelles touareg a nié toute implication du MNLA dans ces événements.

Dimanche, suite à la rencontre avec le président de transition malien, les rebelles touareg ont assuré avoir parlé de paix et de réconciliation. Ibrahim Ag Mahmoud Assaleh, du MNLA, qui s'est exprimé au nom des Touareg a même invité les parties signataires de l'accord de Ouagadougou à respecter les engagements pris.

Les signataires des accords de Ouagadougou s'étainet mis d'accord pour favoriser l'organisation des élections dans la région de Kidal

Les signataires des accords de Ouagadougou s'étaient mis d'accord pour favoriser l'organisation des élections dans la région de Kidal

Mise en œuvre difficile

Si l'administration et l'armée malienne sont bien retournées à Kidal et les rebelles touareg cantonnés comme le prévoyait l'accord, selon le capitaine Modibo Traoré, chargé des affaires publiques de l'armée malienne, les avancées dans le respect des engagements pris sont loin d'être significatives :

« Les choses n'ont pas tellement bougé de part et d'autre, parce que les éléments du HCUA et du MNLA occupent bien les locaux de la gendarmerie, mais les sept check-points de Kidal ne sont pas couverts automatiquement par les éléments de la Minusma. Selon les experts, les sites à Kidal ne permettent pas en l'état un cantonnement satisfaisant et sécurisant. L'armée malienne est quand même en train de faire des patrouilles ponctuelles parce que le gros de la troupe n'est pas encore arrivé. »

Même si les obstacles semblent nombreux et les conditions pas vraiment remplies pour la tenue effective du premier tour de l'élection présidentielle à Kidal, à Bamako, les autorités assurent que le scrutin s'y déroulera tout de même. Pour cela elles entendent tout mettre en œuvre.

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