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Afro-presse (hebdomadaire)

Le Kenya bientôt leader africain de la technologie de l'information?

La modernisation technologique est un projet prioritaire de l'agenda politique au Kenya.

Après le succès de logiciels lancés en 2007 comme „M-Pesa“, système de micro-financement et de transfert d'argent par téléphone mobile et l'application "Ushahidi" , plate-forme mobile et web qui permet de créer, visualiser et partager des histoires sur une carte, le Kenya a connu ces dernières 5 années de plus en plus de créations dans le domaine des technologies de l'information.

M-Pesa Telefondisplay

Système de transfert d'argent par téléphone mobile,M-Pesa

Selon le quotidien Frankfurter Rundschau, le Kenya semble bien décidé à faire concurrence à l'Afrique du Sud comme pays leader de la technologie sur le continent africain. Certains parlent déjà de "Silicon Savannah" en référence à la „Silicon Valley" de Californie. Le gouvernement kényan espère que d'ici 2017 la technologie de l'information et de la communication représentera 10% du PIB. Actuellement on en est encore à 3%.

Depuis qu'en 2009 un câble à fibres optiques sous-marin a amené au Kenya des connexions internet rapides, le pays a attiré de nombreux investisseurs parmi les grands noms de la branche: Google,Oracle ou bien IBM pour n'en citer que quelques uns. Les principales universités de la capitale Nairobi disposent de laboratoires technologiques et le gouvernement veut équiper les écoles de 1,3 millions d'ordinateurs portables. En outre il prévoit de financer chaque année la création de 50 „ Start-ups“ , des jeunes entreprises technologiques, et d'attirer encore plus d'investisseurs étrangers grâce à des avantages fiscaux.

Symbolbild Überarbeitung Urlaubsreif Frustration am Arbeitsplatz Arbeitsplatz Schreibtisch

La modernisation avance à grand pas au Kenya.

Parallèlement le pays investit 13 milliards dans un projet modèle baptisé "Konza Techno City", une ville futuriste hautement technique non loin de Nairobi et qui devrait créer plusieurs dizaines de milliers d'emplois. Une histoire à succès conclut l'éditorialiste.


Autre thème: un livre sur l'Afrique

Celui de l'écrivain Lutz van Dijk intitulé : "Afrika, Geschichte eines bunten Kontinents", soit en francais: "L'Afrique,l'histoire d'un continent multicolore"

La Süddeutsche Zeitung en fait une critique élogieuse. Lutz van Dijk parle de nos ancêtres communs qui vivaient autrefois sur le continent africain, de l'esclavage au 17ème siècle et aussi de l'élan de renouveau qui se fait sentir dans plusieurs régions d'Afrique, dont la moitié des habitants ont moins de 18 ans. L'histoire de l'Afrique est celle d'un continent aux multiples facettes et c'est aussi l'histoire de l‘humanité. Nous venons tous d'Afrique. Le réfugié d'Erythrée, l'étudiante de médecine du Ghana, le président Barack Obama. Oui, même Angela Merkel vient – à l'origine – d'Afrique.

G7 Gipfel Schloss Elmau Merkel Obama

Angela Merkel, Barack Obama ont des ancêtres communs!

Le livre rappelle ces racines communes qui remontent à 2 millions d'années. Avec les ancêtres de l'homme moderne "l'Homo habilis " qui utilisé habilement des outils et "l'Homo erectus" qui a commencé à marcher droit. Après eux vint "l'Homo sapiens" qui a élargi et utilisé ses connaissances et dont un petit groupe, environ 2000 individus, ont quitté l'Afrique il y a cent mille ans pour rejoindre l'Asie, puis l‘Europe.

Celui qui a une peau claire aujourd'hui est un descendant de ces migrants africains. Il est un fait que cette origine commune ne joue plus aucun rôle de nos jours. Aujourd'hui, il existe des nationalités, des frontières et des barrières, des milliers de langues et de dialectes, toute une palette ethnique et culturelle. Chacun a sa patrie.

Symbolbild Homo Sapiens Schädel eines Menschen

Une longue lignée d'ancêtres pour l'Homme, tous des Africains

Mais l‘histoire de l‘Afrique au cours des siècles passés montre bien à quel point ces frontières géographiques ont été tracées de manière arbitraire, et comment une ethnie peut être réduite à l'esclavage, à quelle vitesse une patrie peut être détruite, relève la Süddeutsche. Dans son livre où il donne la parole à des élèves, des étudiants et des écrivains qui commentent l'histoire de leur continent, Lutz van Dijk montre aussi une image positive de l'Afrique, une Afrique consciente d'elle- même, optimiste, internationale et tournée vers l'avenir...

Ex -enseignant, écrivain et historien, Lutz van Dijk est né en 1955 à Berlin , et vit depuis 2001 en Afrique du Sud. Jusqu'en 1994, il était interdit de séjour dans ce pays parce qu'il s‘était engagé contre le régime de l'Apartheid. Ses romans „Township Blues“, „Themba et Romeo“ et „Jabulile“ sont maintenant au programme des écoles sud-africaines. En tant que co-créateur de la fondation „Hokisa“ il s'occupe d'enfants et d'adolescents atteints du Sida...

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