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Vu d'Allemagne

Le grand baobab est tombé

En raison de l'annonce tardive du décès de Nelson Mandela, les journaux imprimés n'ont pas eu le temps de se consacrer à cet événement, au contraire de leurs versions en ligne, mais parlent aussi de la Centrafrique.

La disparition de Nelson Mandela plonge le monde dans la tristesse

La disparition de Nelson Mandela plonge le monde dans la tristesse

Bangui est un champ de bataille, lance die tageszeitung. Mais ce conflit est bien plus qu'une lutte pour le pouvoir politique. C'est semble-t-il également une lutte religieuse. Les milices Seleka rassemblent pour l'essentiel des musulmans venus du nord-est du pays alors que leurs adversaires, les milices Anti-balaka, proches de François Bozizé, le président centrafricain chassé du pouvoir en mars dernier par la Seleka, sont d'obédience chrétienne.

La version en ligne de la Süddeutsche Zeitung annonce, selon un porte-parole du Ministère allemand de la Défense, que Berlin est prêt à aider Paris dans cette affaire. Une aide logistique pour laquelle le gouvernement allemand n'a pas besoin de demander l'autorisation du Bundestag. Le quotidien cite également l'Unicef qui estime à au moins 3 500 le nombre d'enfants recrutés comme soldats par les milices. Dans sa version en ligne, le quotidien de Munich revient, comme toute la presse allemande d'ailleurs, sur la disparition de Nelson Mandela.

De l'exclus au réconciliateur titre le quotidien de Munich. Comme aucun autre, Nelson Mandela a réussi en quelques années seulement à transformer profondément son pays. Après 27 ans d'incarcération, son plus grand mérite est sans doute que l'Afrique du Sud ne soit pas tombée dans un bain de sang après la fin de l'apartheid.

Le grand baobab est tombé, titre la Frankfurter Allgemeine Zeitung. La version en ligne du quotidien cite Jacob Zuma, l'actuel président sud-africain, qui renvoie aux valeurs d'unité nationale défendue par Nelson Mandela, qualifié de « Père de la Nation » et à sa vision d'une Afrique du Sud non-raciste, non-sexiste, démocratique et prospère. « Faisons nôtre cette vision, celle d'une société où personne n'est ni exploité, ni opprimé. »

La Frankfurter Rundschau consacre également un long article en ligne à cette disparition et cite Frederik de Klerk, le dernier président blanc d'Afrique du Sud, qui déclare que ce qu'il avait surtout le plus admiré chez Nelson Mandela était, je cite « une absence remarquable d'amertume ». Si certains s'inquiètent de l'avenir politique du pays, le quotidien de Francfort estime pourtant que la disparition de cette icône, qui touche toutes les fractions de la population très hétérogène de l'Afrique du Sud, pourrait être le vrai ciment de son unification. Et de conclure avec cette réflexion d'une Sud-Africaine blanche : « Maintenant, nous sommes tous vraiment tous seuls ».

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