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Le gouvernement togolais tend la main à l'opposition

Le gouvernement togolais a annoncé dans la nuit de lundi l’ouverture d’un dialogue avec l’ensemble de la classe politique ainsi que la remise en liberté de 42 personnes condamnées lors des récentes manifestations.   

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"Au Togo aujourd'hui, il n'y a pas de respect des droits de l'Homme"(Amegan.C)

Outre l'ouverture d'un dialogue et la libération de détenus, le gouvernement annonce également la levée de la mesure de contrôle judiciaire de Jean-Pierre Fabre, le chef de file de l’opposition, dans la procédure des incendies des marchés. Ces annonces surviennent alors que trois jours de manifestations projetées  par la coalition de l’opposition à Lomé et dans plusieurs villes du Togo doivent commencer ce mardi.

Selon des données publiées par le Collectif des Associations Contre l’Impunité au Togo (CACIT) près de 400 personnes ont été arrêtées au Togo lors des manifestations de l’opposition du 19 août au 31 octobre 2017. Certaines ont été libérées alors que d’autres ont été jugées et condamnées.

L’avocat Claude Amégan, président de l’association Novation Internationale, a décidé de les défendre. Il explique que "beaucoup ont été remis en liberté, certains ont été condamnés et nous avons interjeté l’appel à ce jour. Malheureusement, pour les premières arrestations de ces manifestations, ils ont été jugés sans avocat. Nous avons appelé les juges de l’intérieur du pays pour que leurs dossiers soient renvoyés. Des procédures sommaires et rapides ont été organisées et des gens ont été condamnés à des peines allant jusqu’à 5 ans d'emprisonnement."

Des traitements inadmissibles

L’avocat dénonce par ailleurs les traitements infligés à certaines personnes arrêtées. "Je ne peux pas comprendre qu’on puisse arrêter des gens, qu’on puisse torturer des gens pour recueillir des aveux, qu’on puisse frapper des gens avant de les renvoyer devant une juridiction. Les forces de l’ordre vont jusqu’à entrer dans des maisons. J’ai vu des gens qui ont été arrêtés dans le cadre des manifestations, des gens qui appartenaient à l’association Nubuéké, qui nous ont montré au SRI (Service de Renseignement et d’investigation), comment ils ont été torturés, ils ont toujours les plaies et nous avons montré ces plaies à Monsieur le procureur de la République. "

Recul en matière de droits de l'Homme

Claude Amegan constate que le Togo est en train d’enregistrer un recul en ce qui concerne le respect des droits de l’Homme."Au Togo aujourd’hui, il n'y a pas de respect des droits de l’Homme. Même devant les juridictions, c’est parfois déplorable, on ne peut pas juger des gens dans ces conditions. Quand on arrête des gens et qu'on les amène en jugement, la moindre des choses, c’est de demander à ces personnes si elles entendent prendre des avocats " s’indigne l’avocat. Il est impératif pour Claude Amegan que les différents acteurs se ressaisissent et respectent les droits humains. 

 

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