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Le GIEC craint un avenir sombre

Le groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat, a présenté aujourd’hui son cinquième rapport d’évaluation sur la situation climatique dans le monde. Et les conséquences sociales du réchauffement.

Écouter l'audio 01:59

Interview avec Djibo Bagna, président du Conseil d'Administration du ROPPA

Le document du GIEC, composé de 2000 pages et qui passe pour être le plus alarmant et le plus concret des rapports édités par le GIEC jusque-là, se concentre surtout sur les conséquences de l’évolution climatique sur la population mondiale. Conséquences sanitaires, économiques, géopolitiques. Pour la première fois aussi, les experts du climat établissent un lien direct entre le réchauffement de la planète et la production alimentaire.

Premières conséquences évoquées par les experts, les conséquences du changement climatique sur le développement économique. Le GIEC avance des chiffres : 2 degrés de plus représenteraient 0,2 pourcent en moins pour la production économique mondiale. Coté environnement, les spécialistes climatiques mettent en garde contre une intensification de la pénurie d'eau dans certaines régions. En Europe et en Asie tout particulièrement, c’est au contraire l’augmentation des risques d’inondations que l’on craint. Le GIEC évoque également des problèmes de santé liés aux canicules et à la prolifération des maladies transmises par les moustiques et par l'eau.

Baisse de la production agricole

Enfin, pour la première fois, le rapport met en évidence le lien entre réchauffement climatique et production alimentaire. Cet aspect avait été négligé dans les précédents rapports, comme le rappelle Tim Gore, de l’organisation britannique Oxfam :

"L'impact du changement climatique sur la nourriture est plus grand que nous pensions. La dernière fois, le GIEC a livré un message franchement mitigé sur le changement climatique. Selon les experts, les écarts de température pouvaient bénéficier aux récoltes dans certaines régions et potentiellement compenser les pertes dans les autres régions. Ils étaient optimistes sur les risques du changement climatique concernant la sécurité alimentaire. Cette fois, le rapport est catégorique. Il montre clairement que le changement climatique a déjà entrainé une diminution significative des rendements sur les cultures du blé et du maïs, par exemple ".

Ainsi, les rendements céréaliers pourraient diminuer de 2% tous les 10 ans. Selon le GIEC, cette situation de précarité pourrait aggraver des conflits géopolitiques existants, et même en créer de nouveaux. Les régions tropicales et subtropicales seraient le plus durement touchées, ainsi que les régions pauvres et/ou instables. Cependant, une augmentation du coût des denrées alimentaires est aussi à prévoir partout dans le monde. Ecoutez aussi à ce sujet l'interview avec Djibo Bagna. Ce producteur agricole au Niger est aussi président du conseil d’administration du ROPPA, le réseau des organisations paysannes et des producteurs de l’Afrique de l’Ouest.

Agir rapidement

A ce titre, le GIEC recommande la mise en place d’une institution internationale chargée de désamorcer les conflits liés aux contrôles des ressources.

Audios et vidéos sur le sujet

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