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Vu d'Allemagne

Le froid grandit entre Moscou et Washington

Nouvelle étape dans le raidissement des rapports entre Moscou et Washington: la Russie a mis fin à un accord avec les Etats-Unis sur le recyclage de dizaines de tonnes de plutonium provenant d'ogives nucléaires.

L'accord conclu en 2000 entre les présidents russe Vladimir Poutine et américain Bill Clinton prévoyait pour chacun des pays le recyclage en combustible civil de 34 tonnes de plutonium provenant d'ogives nucléaires héritées de la Guerre Froide et visait à lutter contre la prolifération des armes nucléaires.

Moskau Russische Interkontinental Rakete Atomwaffen Russland (Getty Images/AFP/N. Kolesnikova)

La menace nucléaire pour le monde subsiste - ici des missiles intercontinentaux russes

Selon la FAZ, la Frankfurter Allgemeine Zeitung, cette décision du président russe ne fait qu’illustrer la disponibilité de Vladimir Poutine à se confronter aux Etats-Unis: "Qu’il s’agisse d’un accord en rapport avec des armes nucléaires n’est pas un hasard – car cela réveille de vieilles peurs presque oubliées de l’époque de la Guerre froide. Moscou brise là un tabou en vigueur depuis la fin de la confrontation des blocs Est-Ouest", relève le quotidien de Francfort.


"Le nouveau gel des relations entre la Russie et les Etats-Unis n’est pas une surprise", estime pour sa part le quotidien régional Landeszeitung de Lunebourg. "Les intérêts de Moscou et de Washington sont trop divergents en ce qui concerne la guerre en Syrie. L’objectif prioritaire de Barack Obama est de ne pas impliquer directement son pays dans cette guerre.

 Assad bei Putin (Reuters/RIA Novosti/Kremlin/A. Druzhinin)

Les présidents syrien Bachar al Assad et russe Vladimir Poutine sont de vieux amis

Vladimir Poutine lui a un autre objectif: c’est que le régime du président syrien Bachar al-Assad reste en place, pour assurer l’influence et les intérêts de Moscou dans la région. Le seul dénominateur commun, chasser l’Etat Islamique, était trop petit pour assurer une véritable entente la Russie et les Etats-Unis."


 Autre thème: Un voyage en Iran

Le voyage en Iran du vice-chancelier allemand Sigmar Gabriel, également ministre de l'Economie, s'est terminé par un éclat.

Sigmar Gabriel, accompagné d'une importante délégation économique d'une centaine de personnes, a eu des entretiens avec le ministre iranien de l'Economie, le ministre du Pétrole et divers représentants de l’économie.

Iran | Wirtschaftsminister Gabriel in Teheran (picture-alliance/abaca/F. Bahrami)

Malgré l'éclat en fin de visite, le ministre allemand de l'Economie Sigmar Gabriel (à dr.) a signé de nombreux contrats avec son homologue iranien Ali Tayebnia

Au troisième et dernier jour de sa visite, Sigmar Gabriel devait aussi rencontrer le président du Parlement Ali Larijani, mais ce dernier a brusquement annulé leur rencontre de manière inopinée, rapporte la taz, die tageszeitung. Une décision qui ne peut que satisfaire Sigmar Gabriel, selon l’éditorialiste. "Les remarques critiques, élaborées à l’avance, à propos des droits de l’Homme en Iran, de la politique de Téhéran vis-à-vis d’Israël et de la Syrie n’ont apparemment pas plu au président du parlement iranien. Une aubaine pour Sigmar Gabriel, estime la taz: même lors de voyages contestés - comme à Téhéran ou encore récemment à Moscou - le probable candidat social-démocrate à la chancellerie peut ainsi montrer qu’ il s’engage toujours pour la démocratie."

 

 

 

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