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Allemagne

Le FDP joue sa survie à Stuttgart

Partenaire de la coalition au pouvoir, le FDP est depuis des mois en chute libre. Des querelles internes et une perte de crédibilité auprès des électeurs ont plongé le parti libéral dans une crise sans précédent.

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Birgit Homburger, la vice-présidente du parti libéral, a clairement fait le point sur l'état de son parti à l'ouverture à Stuttgart des travaux du traditionnel congrès de l'Epiphanie : la représentation du FDP a tout simplement fondu dans les parlements régionaux. « Il est indispensable » – a-t-elle souligné – « d'être près des gens, de fournir un travail solide et de faire front commun. » Des vertus que les libéraux semblent avoir perdu des yeux.

Bundestag Haushalt 2012 Haushaltsdebatte Merkel Rösler

Philipp Rösler (au centre) dirige le FDP, partenaire de coalition d'Angela Merkel

Un bon départ en 2009

Tout avait pourtant bien commencé en 2009 : le FDP avait obtenu un score historique de 14.6% aux législatives, remportées par les Unions chrétiennes de la chancelière Angela Merkel. Les libéraux forment alors une coalition avec le clan conservateur. Mais l'euphorie est de courte durée. En 2011, les scores que les libéraux recueillent lors d'important scrutins régionaux oscillent autour de 5%, voire moins. Le FDP n'est plus représenté que dans onze des seize parlements régionaux.
Que s'est-il passé ?

Deutschland Bundesregierung Kabinett Angela Merkel und Guido Westerwelle in Berlin

Le chef de la diplomatie Guido Westerwelle a dû quitter la direction du parti

La baisse de popularité du FDP s'est manifestée lorsque les Allemands ont compris que le parti n'obtiendrait pas la baisse des impôts qu'il avait promise au cours de la campagne électorale. Des divisions internes achèvent ensuite de miner le parti.

Philipp Rösler remplace en mai 2011 Guido Westerwelle à la tête de la formation. Cet orphelin d'origine vietnamienne de 38 ans était devenu en peu de temps l'enfant prodigue du FDP. Mais il ne suffit pas d'une figure flamboyante pour booster les résultats à la sortie des urnes. Le FDP poursuit donc sa descente aux enfers. Selon un sondage publié dans le magazine Stern, les libéraux sont actuellement crédités de 3% d'intentions de vote : ils n'entreraient pas au Bundestag, la chambre basse du Parlement, si des élections avaient lieu aujourd'hui.

La valse des dirigeants

Un référendum interne organisé au sein du parti le mois dernier n'a pas arrangé les choses. Il était question de la politique de l'euro et du Fonds européen de solidarité financière. Le nombre nécessaire de voix n'a pas été atteint pour rendre le scrutin valide. Mais 44% des votants avaient rallié l'aile des eurosceptiques en rejetant la création de ce fonds. Christian Lindner avait démissionné de son poste de secrétaire général juste avant le résultat du vote, ce qui avait enfoncé un peu plus le parti dans la crise. Le nouveau secrétaire général s'appelle Patrick Döring. C'est un proche de Philipp Rösler.

La question de la survie du FPD est au cœur des débats du congrès de Stuttgart. Les prochaines législatives auront lieu en 2013. Et Angela Merkel pourrait se chercher d'autres partenaires de coalition - une situation inconfortable pour Guido Westerwelle, l'ancien chef du parti et actuel ministre des Affaires étrangères.

Auteurs : Marcel Fürstenau, Carine Debrabandère, afp, dpa
Edition : Aude Gensbittel