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Vu d'Allemagne

Le fédéralisme en question

Aucun résultat probant à l’issue de la rencontre d’hier entre les deux présidents de la Commission sur le Fédéralisme et Horst Köhler, le Président de la République fédérale. Seule certitude, selon la presse allemande, cette question doit être réglée assez vite, avant l’ouverture de la campagne des élections législatives.

Deux présidents de commission, deux avis différents et... toujours pas d'accord !

Deux présidents de commission, deux avis différents et... toujours pas d'accord !

La Frankfurter Allgemeine relève d’abord que la pierre d’achoppement de ce dossier reste encore et toujours la question de la compétence en matière scolaire et universitaire. Cette compétence, les Régions à majorité chrétienne-démocrate veulent la conserver en totalité, alors que le gouvernement, à la suite du classement désastreux de l’Allemagne dans le test PISA, souhaite la mise en place de standards nationaux. Edmund Stoiber demande juste au gouvernement fédéral de faire des concessions dans ce domaine, promettant en retour la signature rapide d’un accord. Et d’appuyer sa demande d’une menace à peine voilée. D’ici l’été, tout est encore possible, mais après le début de la campagne électorale, ce sera trop tard.

L’intervention du chef de l’Etat hier, souligne la Frankfurter Rundschau, ne préjuge en rien de la manière dont Horst Köhler entend s’engager dans la gestion de ce conflit larvé. Il n’en reste pas moins que les deux parties placent certains espoirs dans cette intervention, chacune espérant à demi-mot que le chef de l’Etat soutiendra sa position.

Pour die Welt, l’Allemagne démontre avec ce dossier que ses processus politiques sont devenus de plus en plus pesants et lents. Apparemment, l’Etat allemand n’est pas fait pour agir rapidement et prendre des réformes efficaces. Les accords se font toujours sur la base du plus petit dénominateur commun possible entre les parties. Certes, Horst Köhler ne peut pas créer une nouvelle commission ad hoc et imposer au Bundestag et au Bundesrat une réforme sur le fédéralisme. Il s’est contenté de faire ce que lui octroient ses fonctions : lancer un appel aux deux camps pour souligner l’importance et l’urgence de cette réforme. Espérons qu’Edmund Stoiber et Franz Müntefering auront entendu le message.

La Süddeutsche Zeitung prend un coup de sang au sujet de cette dispute sur une réforme aussi importante pour le pays. Quand on pense que les deux camps ne sont pas en mesure d’empêcher que le déménagement d’un enfant scolarisé se transforme en épopée plus compliquée qu’une émigration vers l’Australie ! Il est ubuesque d’entendre les hommes politiques allemands prôner la mobilité à l’échelle européenne, mais accepter que dans leur propre pays, un professeur n’ait pas le droit de changer d’affectation parce que les bureaucrates de l’éducation lui reprochent de ne pas posséder le bon diplôme régional. Empêcher la mise en place de standards nationaux en matière d’enseignement et de programme scolaire, en se cachant derrière les exigences du fédéralisme, détruit l’objectif pour lequel on se bat. Un fédéralisme chicaneur n’a aucun droit d’existence, conclut le quotidien.

  • Date 12.01.2005
  • Auteur Christophe LASCOMBES
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