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Afrique

Le dialogue pour une sortie de crise au Togo?

Au Togo, les opposants au président Faure Gnassingbé ont manifesté de nouveau ce jeudi mais dans une ambiance plus tendue sur fond de réaction de la CEDEAO, de l'UA et l'UNOWAS.

Dans une initiative commune destinée à résoudre la crise, la Communauté Economique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), l'Union africaine (UA) et le Bureau des Nations Unies pour l'Afrique de l'Ouest et le Sahel (UNOWAS) ont publié un communiqué conjoint appelant le gouvernement togolais à fixer une date pour l’organisation du référendum sur la réforme constitutionnelle. Une initiative mal accueillie par l’opposition togolaise.  

Le pouvoir "prend acte"

Les trois organisations déclarent dans ce communiqué "prendre acte de l'adoption du projet de loi constitutionnelle visant à modifier la constitution togolaise." 
Le communiqué poursuit en appelant le gouvernement à "fixer une date pour l'organisation du référendum sur le projet de loi constitutionnelle." Tout en encourageant l'opposition à saisir cette occasion pour faire avancer les réformes constitutionnelles. 
Une proposition que partage entièrement le gouvernement togolais. Gilbert Bawara, ministre de la fonction publique précise. 
"Nous prenons acte de ce communiqué qui ne dit pas autre chose que ce que le gouvernement Togolais a prévu. Donc nous espérons que chaque parti saura en tirer les conséquences. Cependant, le pouvoir n’a aucune capacité à empêcher les Togolais de manifester s'ils le souhaitent. S’ils le font dans un cadre légal, il n'y a pas de problème" explique t'il.

L'opposition proteste

Mais l’opposition togolaise rejette en bloc le contenu de ce communiqué. Le député Jean Kissi est le Secrétaire général du CAR, le Comité d’action pour le renouveau. 
"Est ce que c’est un communiqué conjoint? Nous ne prenons pas en compte ce document. C’est Ibn Chambas, le représentant du Secrétaire général de l’ONU pour l’Afrique de l’Ouest, et son ami Marcel de Souza, qui ont écrit ce communiqué et cité les autres. Nous sommes toujours en contact avec Antonio Guterres qui dit autre chose qu’Ibn Chambas. Ils ont l’impression que le pouvoir est en fin de règne et chacun vient prendre sa valise. Ce n’est pas en ce moment que la CEDEAO doit venir jeter de l’huile sur le feu."
C'est dans ce climat tendu qu’une mission de l’OIF, l’Organisation international de la francophonie, est attendue du 10 au 13 octobre prochain au Togo. 

Elle sera conduite par Aichatou Mindadou Souleymane, ancienne ministre des Affaires étrangères du Niger et ancienne représentante du Sécrétaire général des Nations Unies pour la Côte d’Ivoire. 

La délégation rencontrera toutes les parties prenantes afin de tenter de négocier une sortie de crise. 

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