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Afrique

Le dialogue inter-burundais d'Arusha portera-t-il ses fruits?

Au Burundi, le second round des discussions de sortie de crise aura lieu du 9 au 12 juillet 2016 à Arusha en Tanzanie. Le CNARED, opposé à Pierre Nkurunziza pourrait ne pas être invitée en tant qu'entité politique.

Écouter l'audio 02:05

"Ce qui importe à Pierre Nkurunziza, c’est de gagner du temps" (André Guichaoua, spécialiste de la région des Grands lacs)

L'invitation ou non du CNARED laisse planer le doute sur la tenue effective de cette rencontre à Arusha. Car la semaine dernière encore le CNDD-FDD, le parti au pouvoir au Burundi a réitéré son refus de dialoguer avec ses opposants réunis au sein du CNARED, regroupant les principaux opposants à Pierre Nkurunziza. Le parti soutient que la solution à la crise ne viendra pas d'Arusha 2.

Pour de nombreux analystes, cette attitude se justifierait par le fait qu'à force de gagner du temps, le rapport de force est en faveur de Pierre Nkurunziza et de son parti. Surtout que Pierre Nkurunziza jouit du soutien de certains de ses homologues africains, notamment l'Angolais José Eduardo dos Santos, ou encore le Congolais Denis Sassou-Nguesso. Mais surtout de la Chine. Ce qui fait qu'à l'heure actuelle, le Burundi a moins besoin de la communauté est-africaine.

Nelson Mandela et le président burundais de l'époque, Pierre Buyoya, lors de la signature des Accords d'Arusha en 2000

Nelson Mandela et le président burundais de l'époque, Pierre Buyoya, lors de la signature des Accords d'Arusha en 2000

Autre élément en faveur du pouvoir de Bujumbura, la situation du CNARED, secoué depuis quelques jours par une série de démissions en cascade de ses membres fondateurs.

Selon les analystes que nous avons joints, Arusha 2 ne servira pas à grand-chose, sinon qu'à offrir une porte de sortie au facilitateur dans la crise, Benjamin Mkapa.

Par ailleurs, en reniant les Accords d'Arusha signés en 2000, le parti présidentiel au Burundi veut imposer une nouvelle sociologie politique. Une stratégie qui à terme pourrait permettre à Pierre Nkurunziza d'imposer sa vision et son style de gouvernance. Au grand dam de ceux qui se sont opposés à son troisième mandat, affirment les experts que nous avons contactés.

Pour écouter la version audio de cet élément, cliquez sur l'image ci-dessus.

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