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Vu d'Allemagne

"Le dernier espoir" pour l'Irak

- La désignation samedi par le Conseil présidentiel irakien du Chiite Djaouad al-Maliki comme chef de gouvernement, plus de quatre mois après les élections législatives du 15 décembre, fait encore l’objet de nombreux commentaires dans les pages internationales de la presse allemande ce lundi alors que les violences se poursuivent en Irak…

Djaouad al Maliki

Djaouad al Maliki

- « Les problèmes restent » titre la FRANKFURTER RUNDSCHAU, c’est une énorme tâche qui attend le nouveau Premier ministre irakien ... Certes, contrairement à Ibrahim Jaafari, son prédécesseur, al Maliki est considéré lui comme un homme politique « dur », un homme à la parole franche, qui ne craint pas de critiquer ni les Américains, ni les Kurdes, ni les Sunnites ni même son propre parti chiite, le Dawa. Sa nomination répond aux attentes de ceux qui estiment que seul un homme à poigne pourrait sauver le pays. Pourtant, tout comme son prédécesseur, al Maliki, vice président du Dawa, est un énergique défenseur des intérêts de la majorité chiite de la population,… et jusqu’ici, il a fidèlement suivi la ligne de son parti…al Maliki affirme accorder la priorité absolue à la sécurité nationale et vouloir intégrer les milices dans l’armée nationale. C’était déjà l’intention d’al Jaafari, intention jamais réalisée. Que Maliki y parvienne semble bien peu probable, puisqu’il doit sa désignation avant tout au leader Chiite rebelle Moqtada al Sadr …Sadr qui, à plusieurs reprises, a proclamé haut et fort que ses milices resteraient armées jusqu’à ce que la sécurité publique ait été rétablie…

- Sous le titre : « Le dernier espoir », la SÜDDEUTSCHE ZEITUNG» relève que l’idéalisme politique n’a guère pu s’épanouir dans l’Irak d’après Saddam, quelques bombes suffisent à détruire tout idéalisme… Et : 30 jours, c’est le délai dont dispose Djaouad al Maliki pour composer son cabinet et montrer qu’il a tiré les lecons des fautes commises par le gouvernement de transition de son prédécesseur Ibrahim Jaafari. Tout signe de déséquilibre entre les différents groupes ethniques et religieux engendrerait la violence et aiderait indirectement les groupes terroristes qui infiltrent le pays. Al Maliki a parlé d’un gouvernement d’unité nationale, d’une « grande famille qui ne repose pas sur des bases ethniques et confessionnelles ». Après de longs mois de vide politique et plusieurs milliers de morts, on doit lui accorder un peu d’idéalisme, conclut l’éditorialiste…

- Le fait qu’al Maliki ait obtenu la confiance du Parlement s’explique, écrit la TAGESZEITUNG de Berlin : sous Saddam Hussein, il a été l’un des rares hommes politiques de l’opposition chiite à ne pas chercher refuge en Iran, mais en Syrie. Un préalable positif pour les Sunnites et les Kurdes qui redoutent une influence grandissante de l’Iran. Les députés sunnites et kurdes espèrent avant tout que, grâce à sa forte personnalité, al Maliki réussira là où ses prédécesseurs ont échoué, à savoir: surmonter les tensions ethniques et confessionnelles du pays…

Ph.Pognan

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