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Santé

Le danger des déchets médicaux en Afrique

Souvent mal gérés en Afrique, ils sont de véritables bombes à retardement et peuvent contaminer la population et l'environnement. Un exemple avec le Cameroun où les efforts semblent insuffisants.

Des placentas de femmes qui ont accouché qui trainent dans la rue, des déchets médicaux déversés dans des dépotoirs à ordures ménagères... ces visions peu ragoûtantes ne sortent pas de l'imaginaire mais ont été recensées dans une enquête réalisée par de jeunes journalistes africains parrainés par la Fédération mondiale des journalistes scientifiques dans différents pays africains.

Au Cameroun, les déchets hospitaliers ont trouvé un environnement propice à leur dangereuse prolifération. En cause : l'insuffisance du nombre d'incinérateurs, le manque de formation, la passivité du personnel hospitalier et l'ignorance des populations. Notre correspondant à Douala, Henri Fotso, a mené son enquête.

Accompagner la drépanocytose

En Afrique, d'après un rapport de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), la survie moyenne des enfants atteints de la drépanocytose - cette maladie génétique du sang - est de moins de 5 ans. Et ceux qui passent ce cap ont souvent des atteintes graves des organes comme la rate, ce qui diminue également leur espérance de vie. L'OMS recommande donc une meilleure prise en charge des populations drépanocytaires, enfants, femmes enceintes... En République du Congo, 12% des enfants hospitalisés en pédiatrie sont drépanocytaires. Ils sont souvent victimes de stigmatisation.

Au Burkina Faso, des chercheurs ont mis au point un phyto-médicament - à base de plantes donc - le Faca, qui permet de soulager les douleurs, comme nous l'a expliqué à Ouagadougou le Dr. Badiori Ouattara de l'Institut de recherche en sciences de la santé (IRSS). Ce médicament a également l'avantage d'être nettement moins cher que les médicaments des laboratoires industriels. Par ailleurs, en ce qui concerne la prévention de cette maladie il faut également savoir, comme le rappelle l'OMS, que des tests sanguins fiables et peu coûteux permettent de déterminer si un couple risque de donner naissance à des enfants malades.

Vaccin contre le cancer

Un vaste programme de vaccination contre le cancer du col de l'utérus en Ouganda, la forme de cancer la plus fréquemment diagnostiquée chez les femmes, vient d'être lancé. Dans ce pays, le taux d'incidence de la maladie y est environ trois fois supérieur à la moyenne mondiale. D'après des estimations, il serait diagnostiqué chez 3.500 femmes chaque année. Le vaccin contre le papillome humain, le virus qui cause ce cancer, est destiné aux jeunes filles de 9 à 13 ans dans 12 régions du pays. Il doit être administré avant le premier rapport sexuel et ne dispense pas d'un dépistage régulier chez un gynécologue.

Écouter l'audio 12:30

"Les déchets médicaux mal traités peuvent provoquer une contamination générale"

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