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International

Le désespoir des « mères de Tiananmen »

Ce 4 juin 2013 marque le 24e anniversaire du massacre de la place Tiananmen, à Pékin. Cet événement avait mis fin à un important mouvement de protestation pour exiger des réformes politiques et davantage de libertés.

Au printemps 1989, plusieurs milliers de jeunes gens, en majorité des étudiants, descendent dans la rue où ils sont rejoints par de plus en plus de Chinois mécontents. Le mouvement de protestation prenant de l'ampleur, les dirigeants de l'époque déploient alors pas moins de 200.000 militaires pour mater ce qu'ils appellent une rébellion "contre-révolutionnaire".

Volkskongress in China Militär

Policiers paramilitaires chinois sur la place Tiananmen

Le 4 juin 1989, c'est sur la place Tiananmen, dans le centre de la capitale chinoise, que la répression connaît son apogée. Les militaires tirent à balles réelles et leurs chars écrasent littéralement la révolte. Si Pékin parle officiellement de 241 morts, plusieurs ONG indépendantes parlent, elles, d'un massacre qui a fait au moins 2.400 morts.

Ce mardi 4 juin 2013, les autorités chinoises ont déployé un important dispositif de sécurité à Pékin. L'accès à un cimetière où reposent de nombreuses victimes de la répression a été interdit. Il faut dire que l'anniversaire de Tiananmen reste une date très sensible, que le nouveau régime chinois autour du chef de l'État et du Parti, Xi Jinping,ne tient aucunement à commémorer. Les familles des victimes, pourtant, ne veulent pas oublier.

« L'espoir meurt, le désespoir grandit »

Tel est le titre d'une lettre ouverte envoyée par 123 mères de victimes de Tiananmen aux nouveaux dirigeants. Ces mères veulent enfin toute la vérité sur ce qui s'est passé il y a près qu'un quart de siècle maintenant. C'est le cas de Zhang Xianling dont le fils, âgé de 19 ans à l'époque, a été abattu par des policiers :

China Friedensnobelpreis Ding Zilin Mütter von Tiananmen

Ding Zilin, co-fondatrice de l'organisation des « mères de Tiananmen »

« Après l'entrée en fonction des nouveaux dirigeants, la surveillance policière ne s'est pas relâchée. Bien au contraire. Rien ne change, l'histoire se perpétue. Les nouveaux gouvernants autour de Xi Jinping ne diffèrent pas des précédents et gardent secrets les dossiers poussiéreux de Tiananmen. »

Tout débat public ou évocation des événements de Tianamen restent interdits. Et c'est en vain que les Chinois cherchent la moindre évocation du massacre en surfant sur le réseau nternet, strictement censuré sur le territoire chinois.

« Le manque de courage ou d'ouverture d'esprit empêchent Xi Jinping de révéler la vérité sur Tiananmen, déplore Zhang Xianling. Il ne fait même pas le moindre geste de réconciliation. »

Depuis 1995, les membres de l'organisation des "mères de Tiananmen" ont écrit 36 lettres ouvertes et pétitions aux dirigeants chinois demandant toute la vérité sur la répression sanglante du 4 juin 1989, ainsi que des indemnités. Jusqu'à aujourd'hui, ces mères n'ont reçu aucune réponse.

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