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Vu d'Allemagne

«Le crime» de Soma

La presse allemande revient ce jeudi sur le drame de la mine de Soma en Turquie, l'échec des discussions en Ukraine et la politique d'asile en Europe.

Les enterrements se succèdent après la mort d'au moins 282 mineurs à Soma, dans l'ouest de la Turquie

Les enterrements se succèdent après la mort d'au moins 282 mineurs à Soma, dans l'ouest de la Turquie

«Selon les syndicats turcs, la tragédie de la mine de Soma est un massacre, un crime du gouvernement », écrit die tageszeitung, pour qui l'accusation est justifiée. Les mines du pays ont depuis longtemps la réputation d'être des pièges mortels. Sous le régime de l'AKP, le parti du Premier ministre Erdogan, de nombreuses structures ont été privatisées. Les conditions de travail se sont dégradées, les travailleurs ont peur de dénoncer le manque de normes de sécurité. La Turquie a connu un boom économique depuis l'arrivée au pouvoir d'Erdogan il y a 12 ans. Mais que ce soit dans les mines, les chantiers navals ou l'industrie textile, les employés risquent leur santé et même leur vie, dénonce le journal berlinois. L'an dernier, plus de 1200 travailleurs ont perdu la vie dans des accidents du travail.

Des secouristes se reposent en attendant de reprendre les recherches

Des secouristes se reposent en attendant de reprendre les recherches

La Turquie connaît la croissance et la prospérité, mais elle n'est pas encore un pays qui offre la sécurité, commente la Frankfurter Allgemeine Zeitung. Le Premier ministre Erdogan prépare sa campagne pour l'élection présidentielle. La catastrophe de la mine de Soma va sans doute peu lui nuire. Car beaucoup de Turcs croient en la fatalité divine, estime le quotidien. Quant au Premier ministre, il va en profiter pour miser sur l'énergie nucléaire.

Pour Die Welt, les tables rondes, comme celle qui s'est tenue hier en Ukraine avec plusieurs acteurs de la crise, sont « une farce ». La Russie ne fait pas marche arrière, les Etats-Unis s'engagent au Nigéria mais trouvent l'Ukraine « pas glamour ». Au final, Vladimir Poutine a réussi : son régime se stabilise quand l'Ukraine est déstabilisée.

Au centre, des réfugiées syriennes à Bornheim, près de Bonn

Au centre, des réfugiées syriennes à Bornheim, près de Bonn

Enfin, la Süddeutsche Zeitung plaide pour un système de quotas pour les demandeurs d'asile en Europe. Les réfugiés arrivent en nombre de Syrie et la manière de les traiter est indigne, écrit le quotidien. Les pays où sont arrivés les réfugiés doivent les accueillir : la Grèce, l'Italie, Malte. Les autres Etats, ceux à l'intérieur de l'Europe, forment un cordon sanitaire. Or, vu la guerre qui fait rage en Syrie, le cordon ne tient plus. Le système d'asile devrait être défini selon le nombre d'habitants du pays et sa situation économique.

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