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International

Le Conseil de sécurité hésite, Bachar el-Assad réprime

Après d'intenses bombardements, l'armée syrienne est entrée dans la ville de Jisr al-Choughour, qu'elle assiégeait depuis plusieurs jours. Le Conseil de sécurité ne parvient toujours pas à s'entendre sur une résolution.

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Samedi 11 juin, dans les environs de Jisr al-Choughour

Dimanche matin, 200 blindés, soutenus par des hélicoptères, ont fait leur entrée dans la ville de Jisr al-Choughour, dans le nord-ouest du pays. Une ville désertée par une grande partie de sa population depuis plusieurs jours. D'après la télévision d'Etat, de violents affrontements ont alors opposé les unités militaires syriennes et des "membres de mouvements armés". Lundi 6 juin, 120 policiers et militaires avaient été tués dans cette ville, dans des conditions encore inexpliquées. Le régime avait déjà évoqué des "bandes armées", d'autres témoins parlant de mutinerie.

Les témoignages se multiplient

Les autorités turques ont annoncé que plus de 5.000 réfugiés avaient déjà passé la frontière, dans le but d'échapper aux violences. Parmi eux, plusieurs déserteurs de l'armée syrienne, qui ont témoigné des exactions commises par leurs unités.

Tharwat Arafat Haidar, l'un de ces déserteurs, a raconté : « J'ai servi pendant 5 mois dans l'armée. Dans les rues de Deraa et de Muadamiya, nous sommes tombés sur des femmes, des enfants, des personnes âgées qui chantaient pour la paix. J'ai vu des Iraniens et des hommes du Hezbollah. Ils nous ont ordonné de tirer. Ceux qui refusaient étaient abattus par ces mêmes hommes. »

Krise und Gewalt in Syrien

Des réfugiés syriens dans un camp du Croissant rouge, en Turquie

Par ailleurs, on ne note toujours pas de progrès au Conseil de sécurité des Nations unies. Samedi, la Chine et la Russie ont boycotté une séance de débat consacrée au projet de résolution condamnant la répression en Syrie. De source diplomatique, 9 des 13 pays représentés lors de cette réunion seraient favorables à un tel texte.

Le ministre allemand des Affaires étrangères, Guido Westerwelle, a estimé dimanche qu'il fallait agir le plus vite possible : « La situation dangereuse qui prévaut actuellement rend particulièrement urgente une réaction claire du Conseil de Sécurité des Nations unies. » L'Allemagne occupe actuellement un siège non-permanent au Conseil.

Auteur : Sébastien Martineau (avec AFP, Reuters)
Edition : Mulay Abdel Aziz

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